Biocarburants: un bien pour un mal

Tout d’abord je recommende la lecture de l’article de wikipedia sur ce sujet.

Dans le cadre de ce blog, je  m’interesse à l’utilisation de ce biocarburant pour remplacer les énergies fossiles utilisées par nos chaudières.

Après une première vague médiatique très favorable pointant sur la réussite du Brésil pour sa production d’ethanol à base de canne à sucre, de nombreuses voix s’élèvent pour fustiger un certain nombres d’inconvénients. En effet, le biocarburant est:

  • gourmand en surfaces cultivables, entrant directement en compétition avec les denrées alimentaires de base des populations (blé, mais, colza). Résultat, le prix des céréales s’envolent déjà, fruit d’une indexation sur le cours des énergies, dont la demande est croissante. Ce problème serait alors résolu par les biocarburants de seconde génération, utilisant des matières non liées à l’alimentation humaine telles que le bois.
  • gourmand en énergie pour sa production: le bilan est parfois nul entre l’énergie nécessaire pour sa transformation et sa mise à disposition de l’utilisateur final.
  • moins performant comparé à l’essence: une voiture éthanol consomme 30% de plus.
  • moins cher à la pompe car détaxé. Avantage massif pour le grand-public face au manque d’alternatives au carburant classique.
  • source de rejet de CO2 dans l’atmosphère. A la différence des énergies fossiles, le CO2 rejeté dans l’air suite à la combustion du biocarburant provient d’un CO2 déjà présent dans l’air et fixé par les plantes, contrairement aux énergies fossiles libérant du CO2 très « ancien », qui vient s’ajouter au CO2 ambient actuel. Autrement dit, les biocarburants n’augmentent pas la quantité globale de CO2 présent dans l’atmosphère (à condition que ses modes de production, de conditionnement, de stockage et de transport soient neutre sur ce niveau); mais ils ne contribuent pas à la diminution de cette quantité de CO2 non plus.

Bien entendu, ces biocarburants sont fortement soutenus par les agriculteurs qui bénéficient de la hausse des prix, de même pour toutes les filières impliquées (forestiers, chimistes, distributeurs).

Personnellement, je trouve que le progrès apporté est trop faible et les inconvénients trop lourds pour accepter ce type de solution.

Il est certain que la logique financière va pousser au développement de cette nouvelle industrie où l’Europe, et la France en particulier, peuvent tirer d’immenses bénéfices.

J’invite chacun à se forger une opinion et à adapter son comportement de consommateur par rapport à ces enjeux. Moi je suis plutôt contre.

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