La brique monomur: entre enthousiasme et désillusions

brique monomurJ’ai longtemps été un fervent supporter de la brique monomur qui me semblait être le meilleur matériau de construction pour les murs:

  • Bonne performance energétique (isolation, conductivité thermique, inertie)
  • Joints minces nécessitant peu de colle
  • Sain, non-allergisant

Or la brique monomur présente quelques inconvénients:

  • peu de constructeurs proposent la brique monomur (ils préfèrent le parpaing)
  • risque élevé de malfacçon lors de la construction: la technique des joints minces est exigente,
  • prix élevé car peu répendue,
  • parmi les fabricants, peu respectent les exigences RT2000 sur la rupture des ponts thermiques
  • consommation importante d’energie grise pour leur fabrication
  • dernier détail: l’acoustique. Les quelques retours d’expérience indiquent un niveau de bruit supérieur (venant de l’exterieur et surtout résonnance intérieur). Les interrupteurs font aussi plus de bruit (des clic clic qui peuvent devenir désagréables à la longue)

Ces inconvénients peuvent s’avèrer rédibitoires.

Aujourd’hui je n’envisage plus vraiment la brique monomur, mais plutot un mur constitué en plusieurs couches simples comme expliqué dans mon article précédent. On peut alors employer des matériaux plus répendus et dont la technique de montage est parfaitement maîtrisée:

  • parement exterieur: pierre, tuffaut, bois, résine, etc.
  • isolant épais extérieur: polystyrène, laine de bois, laine de roche, etc.
  • structure porteuse: ossature bois, béton, etc.
  • parement intérieur à forte inertie thermique: peut être le même matériau que la structure porteuse, ou brique pleine ou creuse, granit, etc.
  • à noter que la brique monomur est un matériau hybride, c’est-à-dire offrant plusieures caractéristiques différentes: mur porteur, isolation,

Il existe quand même un espoir pour la monomur: certains grands constructeurs la proposent, comme le Pavillon Français.

Je serai curieux de connaître votre retour d’expérience sur une maison monomur (coût, confort thermique été, hiver, difficultés montage/constructeurs, acoustique, etc.). Merci de laisser vos commentaires.

De même, je serai ravi de consigner ici la liste des constructeurs monomurs avec vos appréciations (bonnes ou mauvaises). Ils se font rares ici, en région parisienne.

11 réponses à La brique monomur: entre enthousiasme et désillusions

  1. Laurent dit :

    Bonjour,

    je suis vraiment pas d’accord avec vous enfin si un peu car quand je vois la brique en photo c’est de la monomur immerys la plus nulle du marché (une marque francaise) moi je suis en train de construire ma maison moi meme en monomur de chez bellenberg avec affalissement acoustique integré, en plus c vraiment un jeu d’enfant a monter sois meme en 1 moi on est arrivé deja a la chapente…

    merci

  2. greenpowerhouse dit :

    Je comprends votre point de vue dans le sens où, lorsque l’on construit pour soi-même, on s’applique d’avantage pour réussir son ouvrage.
    Maintenant, tout le monde n’a pas la possibilité de monter soi-même…

    Au delà de cela, je serai interessé pour connaitre la performance énergétique mesurée sur votre maison après achèvement des travaux, ainsi que votre retour d’experience par rapport aux nuisances sonores, ainsi que le surcoût du monomur par rapport à une construction en parpaings.

    Autre question: selon quels critères objectifs la brique monomur IMMERYS est-elle plus nulle que BELLENBERG ? Pouvez partager un comparatif entre les differentes marques ?

    Dernier point, la photo est juste là pour illustrer la rubrique. Mes remarques se veulent générales et ne se basent pas sur telle ou telle marque de constructeur…

  3. MAURY dit :

    Bonjour,

    il faudrais taxer fortement les produits emmetant du cO2 durant leur fabrication

    TICO2

    informatique : taxes a 40% plus TVA
    automobile : taxes a 20% plus TVA
    metaux : 35% + TVA,
    PVC : 20% + TVA
    parpaing / beton : 35% de taxe + TVA
    brique : 10% de taxe en sus de la TVA
    bois aglomeré: Tva normal
    bois massif : TVA a 2% avec allegement fiscal a la construction

    ce au niveau europeen puis modial
    cela permettra de devellopper l’industrie du bois defavorisé par le cout d’un materieux noble stockeur de cO2
    1M2 de bois massif stocke ce que degage 5M2 de brique et 2M2 de CO2 parpaing

    cela ferai du bien a notre planete

    dans10 ans le littoral francais devra faire avec une augmentation de 1m du niveau de la mer …
    merci le beton ,
    cela vas me permettre d’assouvir un vieux reve, naviguer en planche a voile au milieux des champs . :(

  4. Denis dit :

    Bonjour,

    J’en suis venu au même constat que Laurent concernant la mise en oeuvre de monomur brique alvéolaire (pas une marque en particulier, mais la famille de produits).

    Ce constat, je l’ai fait il y a 2 ans et demi, lorsque pour satisfaire les besoins de ma clientèle (société familliale de maçonnerie), j’ai du choisir un matériaux de construction permettant de coller au mieux aux exigences des constructions récentes et à venir (solidité, confort, économie, écologie, rapidité d’éxécution, qualité réelle de mise en oeuvre).

    Mon étude technique des différents produits présents sur le marché (monomur brique alvéolaire et béton cellulaire, isolation par l’extérieur sur mur en agglo ou en béton) m’a conduit à la famille de produits des coffrages isolants qui permettent d’atteindre les objectifs fixés.

    Comme le dit Laurent, pour ne pas avoir de ponts thermiques, il faut une isolation extérieure continue et le béton est l’un des matériaux les plus à même de garantir la solidité du bati.

    Parmi les coffrages isolants, j’ai choisi celui qui permettait le mieux de répondre au cahier des charges fixé ci dessus.
    Je le distribue et le met en oeuvre depuis 2 ans maintenant .

    En quelques mots, les caractéristiques du procédé que je distribue (ARGISOL) : Mur en béton armé, plein et monolithique, de 14cm d’épaisseur, muni d’une isolation continue, extérieure de 6,5cm et intérieure de 4,5cm.

    Diminution des risques de désordres du bati, suppression des ponts thermiques et isolation trés performante U=0,30W/m².k, délais de réalisation du gros oeuvre mur divisé par 2 à 3 grâce à une intelligence de construction différente.

    Ce matériaux, permet une mise en oeuvre de qualité : coffrage constitué de 2 parois en Polystyrène expansé haute densité (PSE), écartées de 14cm l’une de l’autre et reliés par des entretoises métalliques, le tout formant un "bloc" d’1m de long, 25cm de haut et 25cm de large pour 1,3kg.
    Des ergots en partie supérieure et leur négatif en partie inférieure permettent un emboitement aisé pour un assemblage résistant.

    L’élevation se fait à la façon du célébre jeu de construction pour enfant, par emboitement, à sec (sans colle ni mortier), rang par rang, tandis que les aciers horizontaux sont implantés au fur et à mesure (zones parasismiques ou constructions soumises à contraintes mécaniques importantes).
    Un étayage à partir d’1m de hauteur permet de s’assurer de la parfaite verticalité des murs ainsi que leur alignement.

    La mise en oeuvre est rapide et facile puisque le seul matériaux lourd, à savoir le béton est coulé à la pompe une fois les murs élevés.
    Vous ne mettez en oeuvre que les blocs de coffrage en PSE et les aciers si besoin :
    - ARGISOL : 5,2kg/m², soit 4 blocs pour 1m² de mur
    - AGGLOS : 140kg/m² soit 10 agglos de 14kg + le mortier + l’isolation rapportée par la suite
    - MONOMUR BRIQUE ALVEOLAIRE : 218kg/m², soit 16,2 briques de 13,5kg, en épaisseur 36,5 pour une isolation intégrée comparable à ARGISOL 25cm d’épaisseur)

    Une fois la hauteur de murs finale atteinte, les aciers verticaux sont implantés par le dessus, entre les 2 parois PSE constituant le coffrage ARGISOL, rejoignant les aciers verticaux d’attentes partant de la dalle (zones parasismiques…).
    Le béton est ensuite coulé par le haut du mur, entre les 2 parois PSE ,à l’aide d’un camion malaxeur et d’une pompe béton.
    Dans la même demi journée (voir journée en fonction de la construction), les murs sont coulés en 3 passes successives de 0,80m à 1,00m pour finalement atteindre la hauteur d’arase.

    Le coulage réalisé en plusieurs passes dans la même journée, la classe d’affaissement du béton, définie par le fabricant du produit, permettent de garantir des murs sans cavité et dont les aciers sont bien enrobés, jouant pleinement leur rôle complémentaire à celui du béton pour former du béton armé (14cm d’épaisseur).

    De nombreux modules viennent compléter la gamme de blocs permettant tout type de constructions (villas, immeuble, piscines…).
    Tous garantissent la continuité du béton en leur sein, pour de vrais murs en béton armé, pleins et monolithiques.
    La gamme ARGISOL : bloc standard d’1m x 0,25m x 0,25m, angles à 90°, angle à 90° arrondis, angle à 45°, blocs à ouverture réglable pour les formes libres, blocs de refends, bouchons pour finition verticales des coffrages sur les tableaux d’ouvertures, planelles isolantes pour abouts de planchers, élément de réhausse 5cm.

    La finition intérieure se fait au placo ou plâtre projeté et extérieure par un enduit hydraulique sur isolant (EHI de PAREX LANKO) projeté à la machine sur une trame métallique agrafée aux façades.
    Des queues d’arondes en face extérieur des blocs viennent améliorer significativement l’accroche mécanique des enduits leur cohésion avec les murs.

    Pour plus d’informations sur ce matériaux vraiment génial, accessible aux entrepreneurs comme aux autoncontructeurs (formation, mise en place et suivi technique sur chantier ainsi qu’assistance téléphonique ou sur chantier. en cas de besoin) :

    http://www.mtcr.fr

    Cordialement,

    Denis
    MTCR

  5. Joël Baguet dit :

    la monomur Bellenberg
    que du bonheur!!!!
    voir: http://monomur.over-blog.com/
    bien cordialement
    Joël Baguet

  6. Pierre dit :

    Bonjour,

    j’ai construit une surélévation en thermopierre de 37.5 d’épaisseur (sur 62 *25) je suis pas un pro et j’ai découvert le produit en montant mes murs.

    La mise à niveau des plan de maçonnerie est difficile à réaliser pour un néophyte, maintenant il préconisent d’utiliser une sorte de rabot afin de rendre plan chaque niveau je crois que ce serat trés bien, mais c’est du travail en plus. Celui ci est pourtant trés important car il conditionne la possibilité de faire un joint entre les briques trés fin condition pour avoir une isolation globale correcte.

    L’autre élément trés important du montage c’est déposer un joint trés régulier, je n’ai pas utilisé leur appareil à étendre le mortier colle et je le regrette à postériori, (je n’ai utiliser qu’un simple gratoir pour poser des carrelages ,hauteur de dents 5 mm) cela m’aurait accéléré le travail.

    Vient ensuite le probléme des découpes, les joints verticaux aux découpes restent liés à la dextérité de l’opérateur, car ils doivent en théorie être parfaitement plan, ici encore se présentent des joints plus épais qu’il ne faudrait ! J’avais une grande scie à min avec des dents carbures, ça aide bien. Un truc :incliner un peu les blocs à scier, cela permet une découpe bien droite.

    Encore une remarque, c’est la gestion des hauteurs de maçonnerie, pour compléter mes hauteurs d’étages, j’ai été obligé d’utiliser des carreaux de béton cellulaire, normalement destinés aux parois, la densité n’est pas la même, le coeff d’isolation aussi, et des joints plus ou moins régulier de plus dans le murs !

    J’ai utilisé ces blocs car je savais que j’aurais tout à faire, leurs poids respectif a été un critére fondamentale dans leurs choix, ilssont quand même un peu lours ! mais rien de comparable avec la terre cuite.

    Par rapport à la terre cuite, je pense que avec le probléme des découpes à faire, le béton cellulaire est sans comparaison la meilleure option à prendre, quant à sa résistance aux chocs, c’est sûre c’est mons résistant. mais de toute les façons les murs devront être enduit de platre à la fin.

    En plus un chantier avec des murs blanc c’est plus facile à vivre.

    Commercialement parlant, en épaisseur 37.5 ils ne reprennent pas le surplus car c’est pas gardé en stock chez les grossistes, sinon les conseiller au téléphone sont trés sympa et ils écoutent trés attentivement les non professionnel pour le secteur sud ouest.

    En conclusion je ne regrette pas le choix du matériaux, mais c’est la mise en oeuvre assez pointue qui est difficile à atteindre dés les premier rangs, le matériel spécifique proposé par les fabricant me semble maintenanttrés importante à utiliser ( grande plane rabot de mise à niveau, et la spatule d’enduit à roulette pour déposer le mortier colle, la scie carbure me semble être aussi un trés bon investissement)

    Pour les ponts thermique des joints cela va se régler car le vais faire encore une isolation complémentaire à l’extérieure (ma surélévation est une toiture à la mansard) j’ai de la chance car c’est tout auto construit.

    Salutations cordiales

  7. gambotti dit :

    en réponse à l’article sur les désillusions sur les briques monomur, je confirme, le produit à l’origine est bon, mais la mise en oeuvre difficile, j’ai fait construire une grande maison, en monomur, les briques ne sont pas jointes entre elles, je passe l’index dans la jointure des briques, les menuiseries sont posées avec du ciment, les briques sont cassées, beaucoup d’artisans s’improvisent spécialiste du monomur, mais n’ont pas de véritable formation.
    donc méfiance, il faut d’abord voir un chantier déjà réalisé avant d’accepter un devis d’un artisan spécialiste

  8. Eric dit :

    Depuis l’écriture de cet article les monomurs ont bien évolué, notamment les performances thermiques.
    Je démarre actuellment un chantier en autoconstruction pour une maison trés basse énergie.. Aprés avoir fait des recherches sur les matériaux pendant prêt d’une année , mon choix s’est arrétê sur du monomur pour sa mise en oeuvre et le confort de vie qu’il procure .
    J’ai rejeté l’ossature bois pour le problème de l’inertie et du confort quotidien même si les performances thermiques sont énormes tout en conciliant de l’écologie.
    Le béton cellulaire pose également le problème de l’inertie et de l’étancheité à la apeur d’eau. La problématique est la même pour la pierre de lave.
    Les bloc coffrant PSE,argile ou fibre de bois remplis de béton offrent les meilleurs perfomances thermiques du moment mais la mise en oeuvre est extremement délicate. Bien plus difficile à mes yeux que le monomur. De plus le système de ventilation doit être bien pensé et réfléchi pour un confort optimal.
    De ce fait, je me lance dans le monomur. Toutefois toutes les marques ne se valent pas.
    Par exemple une brique Imerys de 50cm est aussi performante qu’une 42,5 de bellenberg (R=4). Notre choix s’est arrété sur du 50 de chez bellenberg (R=4,6) complété par une isolation par l’extérieure de 4cm de fibre de bois.
    Il existe un autre monomur nommé MZ8 de chez bellenberg : R=5,5 pour 425cm mais le prix est 30% plus chère que la 50cm. Avant de rentabilisé la différence sur le chauffage il faudra des décennies.
    De plus la production de ce produit ne demarerra qu’en avril 2009 en Allemagne. Il n’y a pas encore d’avis technique en France sur ce produit.

    Je reste donc un partisan Monomur.

    Notre projet : http://autoconstruction-basse-energie.over-blog.com/

    cordialement.

  9. K dit :

    Bonsoir,

    Je trouve cette page par hasard et comme suis intéressé par le monomur, j’aimerais comprendre comment est évité le pont thermique qui doit avoir de chaque côté de chaque brique, où la ligne est directe entre dedans et dehors…

  10. benito dit :

    bonjour;
    et le coffrage isolant dans tout ça y avez vous pensez?
    il est moins couteux que la brique plus isolant au niveau phonique et thermique plus rapide a monter sur un chantier.bref un matériaux idéal

  11. Alex dit :

    en pleine réflexion de future maison HQE, idée d’un rdc en monomur et d’une ossature bois dessus (1er étage + mezzanine).
    j’habite à la montagne, très froid l’hiver, plutôt très chaud l’été. terrain très bien exposé.
    j’aimerai avoir l’avis de pros qd à ce mix ‘monomur/ossature bois’.
    chauffage de base par panneaux solaires.
    merci à tous, Alex

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