Solar Tracker: Optimisez Votre Rendement Solaire

avril 8, 2008

Dans les régions où l’ensoleillement est un peu faible ou encore dans ces régions où les subventions sont timides, le coût initial de vos panneaux solaires peut s’avérer extrêmement long à amortir.

Une solution existe: le solar tracker, ou encore le “suiveur solaire”.

Le sun tracker permet de placer au mieux le panneau par rapport au positionnement du soleil (orthogonal au rayonnement si possible). En effet, la position du soleil varie constamment, à la fois pendant la journée, mais aussi pendant les différentes périodes de l’année.

L’idéal consiste donc à utiliser un solar tracker à six axes pour suivre réellement le soleil. Il existe aussi des solar trackers à 2 axes pour adapter le tilt correspondant à l’inclinaison saisonnière.

D’après mes recherches sur le web, un tel système permet d’augmenter le rendement entre 45% et 60%.

Ces sun trackers sont d’autant plus attractifs qu’ils consomment très peu (qques watts par jour) et ils représententeraient un surcout d’environ 0,6 €/Wc (information difficilement vérifiable à moins d’être confronté à un cas réel).

Dans mes recherches, les cas d’usage presentent systématiquement le photovoltaïque. Je n’ai pas vu de solar tracker utilisé pour le CESI. A priori, on pourrait aussi l’imaginer.

Bien entendu, ce type de système suppose un dégagement minimum pour permettre le libre mouvement dans tous les sens. C’est donc incompatible avec une intégration toiture, sauf peut-être pour les systèmes à 2 axes (je n’ai pas encore trouvé d’exemple).

Dernier point: l’entretien. Apparemment, les solar trackers ne sont pas garantis très longtemps (2 ans). Il faut s’assurer que les coûts de maintenance ne soient pas prohibitifs. De même, les sun trackers à 6 axes reposent généralement sur 1 pied dont la résistance aux contraintes doit être particulièrement soignée du fait de la prise au vent des panneaux montés sur ce pied.

Quelle est votre expérience ? les prix sont-ils corrects ?

Ce lien cite quelques sociétés fournisseuses de solar trackers. il en existe d’autres.


Liquide caloporteur: à utiliser avec parcimonie

mars 8, 2008

Le liquide caloporteur est utilisé dans certains systèmes à échange thermique tels que les pompes à chaleur ou les panneaux solaires thermiques (CESI).

En réalité, ce liquide caloporteur est constitué l’eau glycolée, autrement dit un mélange d’eau et de glycol. Ce dernier est en fait de l’éthylène glycol utilisé ici pour ses propriétés d’antigel.

Revers de sa médaille, le glycol est toxique en cas d’ingestion ou d’inhalation et dangereux car inflammable.

Bien entendu, pour les systèmes à échange de chaleur, le glycol est dilué. Il reste, à mon sens, assez peu compatible avec une démarche écologique.

En outre, l’eau seule présente d’excellentes propriétés de transport de calories. Avec un peu d’imagination, j’ai le sentiment que l’on pourrait trouver le moyen de se passer du glycol. Cela me semble particulièrement facile dans le cas des pompes à chaleurs utilisant la chaleur du sol…

Dernier point: quid du recyclage de cette eau glycolée ? je n’ai pas trouvé d’information sur ce sujet.


Quand le marketing s’empare du CO2

février 3, 2008

Je suis un peu sceptique devant la communication pléthorique autour des grammes de CO2 économisés ou non consommés dans tous les domaines (automobile, energie solaire, etc.)

En effet, bien que choqué par la prime allouée aux voitures aux moteurs à combustion (polluantes donc), le niveau emission de C02 de ces dernières est explicite. De même pour d’autres moyens de transport comme l’avion ou le train.

En revanche, le calcul donnant un équivalent de gain en CO2 représenté par la production d’électricité photovoltaïque me parait beaucoup plus discutable.

Par exemple, un devis concernant l’installation de panneaux solaires me donne 18 tonnes de CO2 économisés sur 20 ans pour une production annuelle d’énergie de 1938kwh/an. Autrement dit, chaque kwh me permettrait d’économiser 464 grammes de CO2.

Or d’après la note de cadrage de l’ADEME, ces emissions s’avèrent difficiles à quantifier puisqu’elles sont sujettes à beaucoup de variations (époque, lieu, pays, cas d’usage, etc). Toujours selon ce même document, les niveaux d’émission se situent sensiblement en dessous du chiffre annoncé sur mon devis.

Autre point: le cycle de vie complet de l’energie propre employée (photovoltaique ou autre) doit être pris en compte car la plupart de ces solutions ne sont pas exemptes d’émissions de CO2, notamment lors de leur fabrication ou de leur recyclage. En l’occurence, le photovoltaique est loin d’être exempt d’emissions de CO2 lors de sa fabrication comme le décrit ce lien par exemple.

De même, le CO2 ne doit pas être le seul paramètre à observer mais bien la totalité des polluants concernés (mercure, plomb, etc). Aujourd’hui tout se passe comme si le CO2 était LA bête noire à éliminer… un peu facile non ?

Par ailleurs, une centrale nucléaire ne produit pas de CO2: doit on s’en satisfaire sachant le problème des déchets radioactifs non-recyclables ?

Donc, mesdames messieurs, attention à ne pas se laisser hypnotiser par les as du marketing du CO2 ! – je sais de quoi je parle, j’ai pratiqué le marketing pendant qques années ;-)

Pour ceux dont l’âme est déjà perdue dans le marketing CO2, vous pouvez toujours vous racheter une conscience sur CO2Solidaire (par exemple – il doit certainement exister d’autres initiatives équivalentes)


Google s’engage pour la revolution des énergies propres

novembre 27, 2007

Le géant de l’internet s’engage à son tour dans la quête verte. Je le mentionne ici parce-que toute initiative de cette envergure de la part de Google a forcément des répercutions importantes.

La société a en effet annoncé un investissement représentant plusieurs centaines de millions de dollars dans des projets autour des énergies renouvelables, ainsi que dans le lancement de nouvelles initiatives pour travailler elle-même sur ce problème. Google va ainsi se focaliser sur le solaire thermique, l’éolien, la géothermie, le photovoltaique ainsi que d’autres technologies innovantes à potentiel.

Google se lance 5 objectifs majeurs sous le nom de code “RE<C” (Renewable Energy < Coal):

Au delà de l’exercice de communication, cette démarche de Google est empreinte de sincérité et de convictions fortes. Si cela permet à Google de faire du business, c’est encore mieux. Et pourquoi pas un Google champion d’une nouvelle industrie du Green Power: cela représente un gisement de revenus potentiellement faramineux.

Au passage, on peut espérer des retombées positives sur le prix de revient de ces énergies renouvelables dans nos maisons. A suivre…


Nouveau devis installation CESI: cher, trop cher :-(

octobre 19, 2007

Vitosol 200-TIl y a quelque temps, je signalais ma bonne surprise concernant la liste des installateurs agrées par Qualisol: elle s’est allongée de manière significative, incluant même l’installateur chauffagiste de mon quartier.

J’ai donc pris l’initiative de l’inviter à me proposer un devis pour l’installation d’un CESI chez moi. Mon objectif ici est double: eau chaude sanitaire + appoint chauffage (j’ai déjà une chaudière à gaz). D’après un post précédent, cela paraissait beaucoup plus rentable.

Or, dans le cas présent, la facture s’avère beaucoup plus salée: autour de 15000 € pour une installation à usage eau-chaude sanitaire seul, ou alors autour de 30000 € pour une installation combinée (eau-chaude sanitaire + chauffage). Ces prix s’entendent “tout compris” :-(

Inutile d’espérer un quelconque retour sur investissement avant 10 ans ou 15 ans

J’ai quand même appris deux/trois petites choses:

les capteurs proposés ici sont des Vitosol 200-T de chez Viessmann, composés de tubes sous vide (voir photo ici). Ils sont plus chers que les panneaux classiques plats mais ils présentent quelques avantages tels que:

  • chaque tube peut être orienté individuellement (rotation sur l’axe) pour optimiser/compenser le manque d’ensoleillement dû à une “mauvaise” orientation de votre toiture.
  • chaque tube peut être remplacé individuellement tout en permettant une continuité de fonctionnement des autres tubes.
  • ils sont plus faciles à installer car modulaires avec une “rampe commune” et des tubes enfichables un à un. Selon cette logique, le temps d’installation est réduit et (par conséquent ?) son coût d’installation aussi. Comme les subventions portent majoritairement sur le matériel, tout le monde s’y retrouve !

Pour un usage mixte (chauffe-eau sanitaire + chauffage), la capacité du ballon est doublée: elle passe de 350l à 700l. L’eau stockée est entièrement réchauffée par les panneaux solaires (compter 8 heures environ), tandis que le chauffage d’appoint ne réchauffera que la moitié supérieure du ballon. Ce dernier permet en effet de réchauffer l’eau en 10min seulement. Il peut donc être sollicité à volonté selon le besoin, tout en évitant de réchauffer inutilement une trop grande quantité d’eau.

Lors d’un bel ensoleillement, l’eau du ballon peut monter à de très hautes températures (90°C ou 95°C). On utilise alors la fraîcheur de la nuit pour le refroidir avec les panneaux solaires. Ici, il faut éviter l’écueil de surdimensionner les panneaux solaires qui pouraient conduire à la surchauffe complète du système. Un surchauffe permanente du liquide caloporteur conduit à une destruction prématurée du système.

De même, l’eau chauffée du ballon ne doit pas être injectée directement dans le chauffage car sa forte température conduirait à des pics de chauffage très désagréables. Il faut donc utiliser un mélangeur pour mélanger de l’eau froide (ou plutot l’eau du retour chauffage). La même règle s’applique à l’eau des robinets qui serait trop chaude telle quelle. Au passage, ce système permet de ralentir la consommation des calories du ballon d’eau chaude, prolongeant ainsi les bénéfices de la production de chaleur des panneaux solaires.

Ainsi, l’installation est aussi beaucoup plus sophistiquée puisqu’elle combine un double système de chauffage: solaire + chaudière conventionnelle. En l’occurence, cette dernière n’est pas si conventionnelle car elle doit permettre ce type d’usage, ce qui n’est pas le cas de ma vieille chaudière actuelle. Je dois donc inclure une nouvelle chaudière gaz à condensation dans mon devis (ce qui justifie la grimpette de la note jusqu’à 30000 €).

Autre détail: mon chauffagiste n’est pas habilité à installer des panneaux sur mon toît. Plus précisémen, il n’est pas couvert par son assurance pour ce type d’intervention. Donc l’installation des panneaux sur la toiture est sous-traitée à un couvreur professionnel. Là encore, on peut trouver matière à augmenter les couts…

Coté maintenance, on peut s’attendre à des coûts légèrement supérieurs à mon installation actuelle, avec en sus, le besoin de vérifier les paramètres solaires (consignes, pressions, remplacement eventuel du liquide caloporteur, etc). En revanche, il est intéressant de noter que la durée de vie du système est quasiment sans limite car tout est modulaire et changeable par partie.

Enfin, il faut dire que ce type de configuration est largement optimisé par l’emploi de planchers chauffants puisque la température de l’eau n’y dépasse jamais 40°C. Dans mon cas, avec des radiateurs en fonte alu, je cumule les handicaps…

Dernier point: les subventions. J’ai appris ici que le dossier doit être bien ficelé (plan de masse, certification des installateurs, etc.) pour être soumis à des commissions d’approbation. Un usage inconsidéré (y compris une mauvaise orientation des panneaux) de ces panneaux peut conduire à un refus de subventions !

Conclusion ? je garde mes sous pour emmener ma famille sous les cocotiers cet hiver ;-)


Solaire: deux sites informatifs incontournables

octobre 9, 2007

Dans la jungle épaisse des publications autour du solaire PV ou thermique, je retiens la pertinence de deux sites dont je veux faire l’echo ici:

Bonne lecture ;-)


Energies propres: technique, compliqué et cher !

octobre 8, 2007

On a beau regarder le thème des énergies renouvelables sous différents angles, on en revient toujours au même constat lorsqu’il s’agit de les mettre en oeuvre:

  • technique: ces énergies utilisent toutes sortes d’acronymes, et demandent un savoir-faire assez pointu dans des domaines multiples tels que l’électricité, la plomberie, le suivi de chantier, l’aérologie,  et même la fiscalité. Heureusement, de nombreux sites et blogs foisonnent sur le sujet (tel que celui-ci ;-) ) et on peut se renseigner à l’infini. La difficulté réside alors dans la synthèse de cette masse d’information.
  • compliqué: la technicité rend l’exercice complexe, de même pour la fiscalité ou encore les démarches administratives où il faut parfois réaliser un véritable parcours du combatant, à travers les différents guichets locaux, régionaux, nationaux, associatifs, EDF, etc.
  • cher: les énergies renouvelables sont chères, peut-être encore d’avantage en France qu’ailleurs.  Dans un pays où l’électricité compte parmi les moins chères du monde, les volumes de vente restent faibles. Par ailleurs, tous les mécanismes d’aides et de subventions ont parfois pour effet pervers de maintenir les prix artificiellement hauts.

Ainsi, la mise en oeuvre des énergies propres plaide largement en faveur des installateurs agréés, en particulier pour ceux offrant une approche “tout-en-un”, prenant en charge la complexité et la technicité de ce domaine.

Autrement dit, il semble risqué et peu rentable de se lancer seul  dans la mise en oeuvre de ces énergies. Il me parait préférable de comparer les offres à travers quelques devis.

Petite illustration:  certaines subventions (régionales notamment) prévoient une subvention de la partie “main d’oeuvre” de votre installation. Elles viennent en complément du crédit d’impôt qui s’applique uniquement sur la partie matérielle des travaux.

Autre exemple: lors d’une installation photovoltaique, EDF n’accepte pas l’ordre d’achat sans l’attestation de conformité produite par un installateur agréé.


Maison active: une autre façon d’utiliser le green power

octobre 7, 2007

Le principe de ma maison active est de produire d’avantage d’énergie qu’elle n’en consomme.

Bien que je préfère le principe de la maison passive, la maison active a le mérite de pousser chacun à l’autonomie énergétique. De même, une maison active peut apporter des compléments de revenus importants en maximisant l’usage d’énergies renouvelables.

Autre avantage, la mise en oeuvre d’une maison active peut s’appliquer à tout type d’habitat, en particulier sur de l’existant.

Dernière remarque: une maison sera d’autant plus facilement active si son isolation est optimisée. Il ne faut pas oublier de traiter ce point.


CESI: branchez votre lave-linge et lave-vaisselle

octobre 5, 2007

Et oui, parfois les idées simples ne sautent pas aux yeux: brancher son lave-linge ou lave-vaisselle sur son chauffe-eau solaire permet de réduire la consommation d’électricité puisque l’eau est déjà pré-chauffée.

Par ailleurs,  mon calcul de rentabilité du CESI montre que plus l’usage du CESI est intensif, plus sa rentabilité est bonne.

Bref, c’est tout benef ;-)


Achat groupé: un moyen efficace de baisser les prix ?

octobre 3, 2007

L’achat groupé est en effet possible à travers differents canaux tels que les associations, les sites communautaires, etc.

On retrouve souvent le même mode de fonctionnement:  la date d’achat étant  fixée à l’avance, il vous suffit de déclarer votre engagement dans la vente selon les conditions annoncées, où le prix est généralement plus attractif que dans le commerce.

Il est toutefois difficile de connaître le prix du marché car ces produits ne sont pas encore très répandus, notamment dans la grande distribution.

Il faut aussi noter que son installation reste à faire et, en France, seul le matériel acheté à travers un installateur, puis installé par ce même installateur professionel, permet d’obtenir les déductions d’impôts.

Autrement dit, l’achat groupé ne semble pas rentrer dans cette catégorie et on s’expose alors à devoir tout financer, sans subventionnement.

Une pirouette reste possible: trouver un installateur compréhensif…

Cela dit, c’est tout de même une voie à explorer car certains prétendent obtenir des prix tellement compétitifs qu’il deviennent abordables sans subventions !

Je n’ai pas personnellement vérifié, mais si vous avez des infos, merci de les partager.

Pour info, j’ai dénombré quelques sites d’achats groupés:


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