Certificats Verts: Une Opportunité en Devenir

avril 30, 2008

Les certificats verts sont encore méconnus. La meilleure description me semble être produite par l’HESPUL sur son site. Pour résumer, il s’agit de certificats attestant la production d’énergie renouvelable. En théorie, ces certificats peuvent être ensuite revendus à des tiers à des fins de compensation (utilisation ou production d’énergie polluante compensée par l’achat de certificats verts) ou à toute autre fin (éthique, etc.).

A priori, ces certificats semblent s’adresser aux gros producteurs d’energie verte puisqu’il faut débourser 800 € HT par installation puis 0,05€ par MWh pour obtenir l’enregistrement de sa production verte.

Ensuite, la valeur de ces certificats reste aléatoire puisque leur diffusion reste extrêmement restreinte voire nulle en France. A terme, ces certificats devraient pouvoir être côté en bourse ou encore valorisés par une garantie d’Etat.
Cependant, aujourd’hui, ces certificats verts restent un potentiel en devenir dont le développement reste dépendant d’un engagement volontariste des Etats. La France reste attentiste sur le sujet pour le moment.

Personnellement, je trouve le concept très prometteur car il pourrait donner un coup de fouet à la production verte en apportant un complément de revenu intéressant voire important aux producteurs d’énergie verte. Les calcul de rentabilités peuvent s’en ressentir très nettement.

Pour mémoire (d’après l’article de l’Hespul),

  • c’est Observ’ER qui est chargé de l’enregistrement et de la délivrance de « certificats RECS »
  • « RECS » (Renewable energy certificate system) est une organisation internationale qui a été créé en 2001 à l’initiative de quelques grandes compagnies énergétiques (dont EDF-Branche développement, une partie d’EDF qui est dans le secteur concurrentiel).

    Son objectif est la mise en place d’un « marché harmonisé d’échange de certificats verts » en faveur duquel elle se propose d’« exercer un lobbying puissant sur les dirigeants nationaux et européens » comme l’explique la page d’accueil de son site Internet.

  • En France, ce sont les gestionnaires du réseau de transport (RTE) ou de distribution (EDF-ERD et les ELD) auquel l’installation de production est raccordée qui sont seuls habilités à délivrer des garanties d’origine aux producteurs qui en font la demande

A suivre…


Solairedirect: quelques précisions utiles

janvier 24, 2008

J’avais évoqué cette société précédemment comme coup de coeur sur les initiatives commerciales innovantes. Plus précisément, je croyais cette société en mesure de proposer de la location de toiture.

En réalité, solairedirect semble reposer son approche commerciale sur une offre “classique” de vente et d’installation de panneaux solaires où l’acheteur prend effectivement les risques de son investissement.Toutefois, ils proposent quelques atouts différenciants:

  1. Ils prennent en charge tout le projet, y compris les démarches administratives
  2. Ils assurent la maintenance et ils garantissent un rendement maximum du système grace à un boitier de télésurveillance.
  3. Dernier point, et peut-être le plus interessant: solairedirect, en partenariat avec des banques telles que la “Caisse d’Epargne”, propose un financement complet et adapté au projet, avec un début de paiement des mensualité effectif après 16 mois, le temps nécessaire pour obtenir les accords administratifs et pour la mise en place des panneaux. On peut ainsi obtenir un financement dont les mensualités seraient légèrement inférieures au revenu provenant d’EDF… à condition de souscrire à une durée de 180 mois…

Globalement, solairedirect apporte d’avantage de souplesse et offre un service complet à l’usager. Mais on reste sur un mode où le client doit faire l’effort financier et prendre donc les risques associés, avec un retour sur investissement supérieur autour de 8/10 ans.

Avec la formule financée par la banque (sur 15 ans), cela revient à poser des panneaux solaires sans impact financier courant, ni revenu avant la fin du prêt. A la fin de la période de financement, vous bénéficiez alors pleinement des revenus de la revente d’électricité à EDF. Or, comme le contrat avec EDF est signé pour une durée de 20 ans, votre gain est garanti sur les 5 dernières années.

Autrement dit, dans ce mode, les premiers bénéficiaires sont:

  • solairedirect, grâce à la marge faite sur la vente des panneaux solaires + l’installation + la maintenance,
  • la banque grâce aux intérêts d’emprunt,
  • et au bout de 15 ans, le client commence à son tour de gagner de l’argent (environ 1000 à 1500 €/an)… pendant 5 ans garantis (puisque le contrat EDF est de 20 ans).
    remarque: au début, le client ne gagne pas d’argent, mais il n’en perd pas non plus..

A vous de voir…


Green business: Les investisseurs se ruent sur les éco-technologiques

novembre 19, 2007

C’est aujourd’hui une évidence, le Green Business est LA vague sur laquelle il faut savoir surfer en ce moment.

Entrepreneurs de tous poils, si vous avez une bonne idée, c’est le moment de vous lancer car les investisseurs sont à l’affut de toute opportunité. Ces derniers parient en effet sur un phénomène de grande ampleur, similaire à une révolution industrielle.

Pour preuve, ces quelques articles:


Subventions: un cercle vicieux

novembre 4, 2007

Les subventions correspondent à une série de mesures incitatives mises en oeuvre par une administration ou collectivité afin d’accéler et d’amplifier l’utilisation de produits en début de cycle industriel dont le prix est encore trop élevé pour le grand public.

Dans le domaine des énergies renouvelables, ces subventions sont octroyées par de multiples organisations (état, mairie, département, région) sous de multiples formes (primes, crédit d’impôt, prêt à taux zéro, récupération TVA, TVA réduite, etc)

Résultat, aujourd’hui les devis présentent systèmatiquement une structure tarifaire incluant les subventions. Ces subventions sont généralement assujeties à l’acceptation d’un dossier, à l’installation par un professionnel agréé et à l’emploi de matériel répondant à certaines normes précises.

Dans ce contexte, les prix se retrouvent très souvent gonflés car:

  • l’installateur étant incontournable dans le mécanisme de subventionnement, le prix de revente du matériel subit une augmentation correspondant à une marge supplémentaire prise par l’intermédiaire de l’installateur. Cette “surmarge” tient généralement compte du niveau de subventionnement…
  • l’installateur étant incontournable dans le mécanisme de subventionnement, les grandes surfaces ne peuvent pas écouler du matériel seul. L’effet vente en volume ne peut pas fonctionner ici.
  • Le matériel devant répondre à certaines normes, leur certification a pour effet de limiter le nombre de produits et de constructeurs autorisés sur le marché Français (bien que les normes aient le mérite d’apporter une structuration nécessaire).

Ainsi, au lieu de favoriser temporairement des produits en devenir, les subventions profitent à un “éco-système” qui adapte ses tarifs en fonction de la manne disponible des subventions. Cette situation peut ainsi durer longtemps puisque l’éco-système y puise ses plus grands bénéfices.

De plus, le tarif de rachat de l’électricité correspond là aussi à une forme de subventionnement puisqu’il est bien supérieur au tarif de vente par EDF.

On peut disserter sur le niveau de prix pratiqué par EDF car je ne suis pas certain que ses tarifs tiennent compte de tous les coûts liés au cycle de vie de l’énergie utilisée - et je pense ici au nucléaire, notamment ceux liés au retraitement des déchets radioactifs ou encore au démantèlement des centrales. De même, tous les coûts liés à la recherche et développement sont imputés sur des organismes externes à EDF tels que le CEA (Commissariat à Energie Atomique).

D’un autre côté, du point de vue d’EDF, il ne finance pas non plus la R&D des panneaux solaires, ni leur installation ou leur recyclage.

Cela dit, si les gens s’équipaient massivement en panneaux solaires, EDF serait confronté à une aberration économique puisqu’il acheterait une énergie plus chère qu’il ne pourrait la revendre. Cette surprime reste donc acceptable tant que le phénomène reste marginal.

Il me semble qu’une approche plus viable à long terme consisterait à ne racheter que le surplus de production par rapport à sa consommation. La revente totale serait alors impossible. Le prix de rachat minimum serait alors indexé sur le coup de production moyen + une marge suffisante permettant un amortissement sur une durée raisonnable. Avec ce mode de fonctionnement, les non producteurs payeraient un premium correspondant au prix de rachat de l’électricité + les frais de maintenance du réseau EDF + la marge commerciale d’EDF. Ce type de fonctionnement demande une transparence parfaite des comptes d’EDF avec une ventilation des ses coûts structurels (distribution, production énergie, rachat, recyclage, entretien, etc.).


Rentabilité Eolienne Individuelle: calcul délicat

octobre 22, 2007

Abordé à de multiples reprises sur ce blog, le sujet des éoliennes individuelles semble intéresser beaucoup de monde ;-)

Or le calcul de rentabilité est relativement difficile à effectuer:

  • En effet, côté dépenses c’est assez facile: une éolienne coûte environ 3€/Watt, fourniture et pose inclues (ça peut varier… je vais tenter d’obtenir prochainement un devis… je vous tiens au courant…).
  • De plus, on peut tabler sur un crédit d’impôt de 50%, soumis toutefois à acceptation du dossier.
  • La revente de l’énergie produite à EDF est moins intéressante que le solaire: 8,38 cts/kwh (contre 30 cts/kwh ou même 56 cts/kwh dans le solaire photovoltaique intégré en toiture)

La question délicate réside dans l’estimation de la quantité d’électricité réellement produite. Cette question s’avère difficile à appréhender pour trois raisons principales:

  • le vent est inconstant par nature, il varie de minutes en minutes
  • le vent est différent d’un lieu à un autre, suivant les influences de l’environnement local, en particulier pour les sites peu élevés (inférieurs à 50m au dessus du niveau sol)
  • la production d’énergie d’une éolienne évolue de façon exponentionnelle en fonction du vent. Ce comportement dépend aussi du type d’éolienne (verticale ou à pales, turbine ou bobine aimantée, etc.)

Par conséquent, une estimation basée sur des valeurs moyennes peut s’avérer complètement fausse.

Exemple: même configuration, 2 calculs, 2 résultats très différents:

Calcul n°1:

une turbine fonctionne sur une période de 1 an.
durant la moitié du temps, le vent moyen est de 10m/s
durant la seconde moitié du temps, le vent est nul.
Par conséquent, le vent moyen est de 5m/s
L’énergie produite est de 1752kW

Calcul n°2

La même turbine fonctionne sur une même période de 1 an.
Le vent souffle à 5m/s toute l’année.
Par conséquent, le vent moyen annuel est de 5m/s, comme pour le calcul n°1 ci-dessus
L’énergie produite est alors de 613kW seulement

Le premier calcul produit 2,85 fois plus d’énergie que le calcul n°2. Ceci démontre la difficulté de prédiction de production réelle de vent.

Tout ceci conduit à rechercher des statistiques/mesures aussi détaillées que possibles afin de disposer d’un modèle de vents relativement représentatif, du moins au niveau de ses tendances.

J’ai cherché sur le site de météo france (rubrique “climat”) et le niveau d’information y est très partiel: pour ma région, il mentionne des rafales de vent supérieures à 16m/s pendant 44 jours de l’année, avec une dominante de Sud/Ouest. C’est assez maigre pour un calcul…

On peut aussi trouver des résultats de “stations météo”, telle que www.infoclimat.fr ou encore http://www.meteo-stremyleschevreuse.com/

Un autre moyen de collecter de l’information détaillée sur les vents sur lieu de votre projet éolien est d’y installer un anémomètre et de relever les mesures sur une longue période. Il faut compter environ 150 Euros ou moins pour ce type d’appareil.

On peut quand même tenter un petit calcul de rentabilité en évaluant le nombre de jours nécessaires à rentabiliser l’éolienne, en prenant pour hypothèse de base une journée de fonctionnement nominal (ce qui est difficilement prédictible comme déjà expliqué).

Ainsi, une éolienne de 3kW donnerait le calcul suivant (hypothèse revente totale EDF):

  • investissement: 3000 x 3 = 9000 €, dont 1000 € d’installation
  • crédit d’impôt = 50% * prix matériel = 50% * 8000 = 4000€
  • investissement net = investissement - crédit impôt = 5000 €
  • rachat EDF pour 1 journée rendement nominal = 8,38 * 3 * 24 = 6,03 €
  • nombre de jours en fonctionnement nominal nécessaire pour retour sur investissement = 5000 / 6,03 = 829 jours

Ramené dans le contexte de ma région (44 jours/an), on obtient un retour sur investissement en 18,9 ans ! (829 / 44). Vu sous cet angle, je ne suis pas tellement emballé par ce type d’installation dans ma région.
Remarque: le bilan serait nettement amélioré avec un prix de rachat EDF supérieur, comme celui du solaire photovoltaique par exemple…
Au passage, le tarif de rachat EDF a baissé depuis 2006: éolien terrestre : 8,2 c€/kWh pendant 10 ans, puis entre 2,8 et 8,2 c€/kWh pendant 5 ans selon les sites.

Autre remarque: il existe probablement des aides spécifiques à l’éolien (région, département, commune, etc) dont je ne tiens pas compte ici. Le bilan global en serait alors positivement affecté. Certaines régions doivent être plus favorables que d’autres, comme les régions côtières et la vallée du Rhone par exemple…

De plus, le calcul est très sensible à la production réelle d’electricité, et, encore une fois, cette estimation est très approximative et je suis assez peu confiant sur la réalité du résultat.

Aussi tout retour d’expérience serait le bienvenu !


Eco-prêts: comparatifs sur testepourvous.com

octobre 20, 2007

Je trouve utile de relayer une initiative intéressante du site www.testepourvous.com qui offre un comparatif des éco-prêts en partenariat avec l’ADEME.

Ils permettent de comparer les offres, en détaillant leur contenant et notant leur pertinence, en fontion de leur souplesse, leur coût et les conditions d’attribution:

- Les prêts pour les travaux de réhabilitation thermique
- Les prêts pour l’acquisition ou construction d’un logement
- Les prêts pour l’acquisition d’un véhicule moins polluant


Nouveau devis installation CESI: cher, trop cher :-(

octobre 19, 2007

Vitosol 200-TIl y a quelque temps, je signalais ma bonne surprise concernant la liste des installateurs agrées par Qualisol: elle s’est allongée de manière significative, incluant même l’installateur chauffagiste de mon quartier.

J’ai donc pris l’initiative de l’inviter à me proposer un devis pour l’installation d’un CESI chez moi. Mon objectif ici est double: eau chaude sanitaire + appoint chauffage (j’ai déjà une chaudière à gaz). D’après un post précédent, cela paraissait beaucoup plus rentable.

Or, dans le cas présent, la facture s’avère beaucoup plus salée: autour de 15000 € pour une installation à usage eau-chaude sanitaire seul, ou alors autour de 30000 € pour une installation combinée (eau-chaude sanitaire + chauffage). Ces prix s’entendent “tout compris” :-(

Inutile d’espérer un quelconque retour sur investissement avant 10 ans ou 15 ans

J’ai quand même appris deux/trois petites choses:

les capteurs proposés ici sont des Vitosol 200-T de chez Viessmann, composés de tubes sous vide (voir photo ici). Ils sont plus chers que les panneaux classiques plats mais ils présentent quelques avantages tels que:

  • chaque tube peut être orienté individuellement (rotation sur l’axe) pour optimiser/compenser le manque d’ensoleillement dû à une “mauvaise” orientation de votre toiture.
  • chaque tube peut être remplacé individuellement tout en permettant une continuité de fonctionnement des autres tubes.
  • ils sont plus faciles à installer car modulaires avec une “rampe commune” et des tubes enfichables un à un. Selon cette logique, le temps d’installation est réduit et (par conséquent ?) son coût d’installation aussi. Comme les subventions portent majoritairement sur le matériel, tout le monde s’y retrouve !

Pour un usage mixte (chauffe-eau sanitaire + chauffage), la capacité du ballon est doublée: elle passe de 350l à 700l. L’eau stockée est entièrement réchauffée par les panneaux solaires (compter 8 heures environ), tandis que le chauffage d’appoint ne réchauffera que la moitié supérieure du ballon. Ce dernier permet en effet de réchauffer l’eau en 10min seulement. Il peut donc être sollicité à volonté selon le besoin, tout en évitant de réchauffer inutilement une trop grande quantité d’eau.

Lors d’un bel ensoleillement, l’eau du ballon peut monter à de très hautes températures (90°C ou 95°C). On utilise alors la fraîcheur de la nuit pour le refroidir avec les panneaux solaires. Ici, il faut éviter l’écueil de surdimensionner les panneaux solaires qui pouraient conduire à la surchauffe complète du système. Un surchauffe permanente du liquide caloporteur conduit à une destruction prématurée du système.

De même, l’eau chauffée du ballon ne doit pas être injectée directement dans le chauffage car sa forte température conduirait à des pics de chauffage très désagréables. Il faut donc utiliser un mélangeur pour mélanger de l’eau froide (ou plutot l’eau du retour chauffage). La même règle s’applique à l’eau des robinets qui serait trop chaude telle quelle. Au passage, ce système permet de ralentir la consommation des calories du ballon d’eau chaude, prolongeant ainsi les bénéfices de la production de chaleur des panneaux solaires.

Ainsi, l’installation est aussi beaucoup plus sophistiquée puisqu’elle combine un double système de chauffage: solaire + chaudière conventionnelle. En l’occurence, cette dernière n’est pas si conventionnelle car elle doit permettre ce type d’usage, ce qui n’est pas le cas de ma vieille chaudière actuelle. Je dois donc inclure une nouvelle chaudière gaz à condensation dans mon devis (ce qui justifie la grimpette de la note jusqu’à 30000 €).

Autre détail: mon chauffagiste n’est pas habilité à installer des panneaux sur mon toît. Plus précisémen, il n’est pas couvert par son assurance pour ce type d’intervention. Donc l’installation des panneaux sur la toiture est sous-traitée à un couvreur professionnel. Là encore, on peut trouver matière à augmenter les couts…

Coté maintenance, on peut s’attendre à des coûts légèrement supérieurs à mon installation actuelle, avec en sus, le besoin de vérifier les paramètres solaires (consignes, pressions, remplacement eventuel du liquide caloporteur, etc). En revanche, il est intéressant de noter que la durée de vie du système est quasiment sans limite car tout est modulaire et changeable par partie.

Enfin, il faut dire que ce type de configuration est largement optimisé par l’emploi de planchers chauffants puisque la température de l’eau n’y dépasse jamais 40°C. Dans mon cas, avec des radiateurs en fonte alu, je cumule les handicaps…

Dernier point: les subventions. J’ai appris ici que le dossier doit être bien ficelé (plan de masse, certification des installateurs, etc.) pour être soumis à des commissions d’approbation. Un usage inconsidéré (y compris une mauvaise orientation des panneaux) de ces panneaux peut conduire à un refus de subventions !

Conclusion ? je garde mes sous pour emmener ma famille sous les cocotiers cet hiver ;-)


Consommer ou revendre son électricité verte ?

octobre 13, 2007

Au début de ma démarche vers les énergies nouvelles, je visais l’objectif de l’autonomie énergétique.

Ma réponse était donc: consommer et, éventuellement, revendre le surplus à EDF.

En creusant un peu, je penche maintenant sur la deuxième option: revendre totalement son électricité produite.

En effet, je vois deux avantages majeurs à la revente:

  1. Financier: EDF achète plus chère l’énergie que vous produisez que celle que vous achetez à EDF (0,30€ le kwh en 2007 - très supérieur au tarif achat du particulier entre 0,07€ et  0,10€  -, porté à 0,56€ le kwh  si équipement intégré à la construction)
  2. La revente totale d’électricité permet d’éviter l’emploi de batteries de stockage. Dans une logique d’autosuffisance, les batteries sont nécessaire pour stocker et restituer l’énergie en dehors des périodes de production de votre énergie verte (pas de soleil, pas de vent, etc..)
    Toutefois, vous pouvez très bien combiner consommation personnelle et revente le surplus à EDF sans avoir recours à une quelconque batterie. C’est d’ailleurs souhaitable en zone électrifiée par EDF car le recyclage des batteries reste problématique pour l’environnement.

Ainsi certains n’hésitent pas à considérer cette opération comme un placement financier performant (voir article paru sur photeus.com).

Par ailleurs, l’architecture du réseau d’EDF implique une redistribution de votre énergie produite dans un périmètre très proche de votre habitation, c’est à dire vous et vos voisins.

Donc, à mon sens, l’avantage est très net en faveur de la revente totale.