Simulez votre performance énergétique avant et après travaux

mai 4, 2008

Je tiens à vous signaler une excellente initiative signée… EDF Bleu Ciel !

En effet, ils viennent de mettre à disposition du public un simulateur de performance énergétique pour votre maison dont le plus grand mérite, à mon sens, revient au respect de l’anonymat de l’utilisateur (trop souvent, les sociétés cherchent à connaître votre identité pour vous extorquer un rendez-vous, ou encore à revendre vos coordonnées aux plus offrants).

En outre, ce simulateur est très bien fait car très simple d’utilisation et présente des résultats synthétiques et compréhensibles.

Enfin, il est possible de simuler la mise en oeuvre de travaux et de constater leur impact sur la performance énergétique.

Bien entendu, la fin de la simulation vous invite à contacter leurs services mais cela me semble très bien dosé puisqu’il vous appartient de décider d’aller plus loin avec eux ou non. Vous pouvez aussi décider de consulter d’autres sociétés…

Bravo !


C’est le moment de passer commande !

avril 1, 2008

Je publie ce petit article pour vous rappeler une évidence: si vous souhaitez installer un système utilisant les énergies renouvelables, il faut vous lancer maintenant dans la phase active de votre projet.

En effet, la plupart de ces solutions offre des possibilités de défiscalisation et de subventions diverses (mairie, département, région, ADEME, etc). Sujet déjà évoqué sur ce blog.

Or toutes ces aides demandent la constitution d’un ou plusieurs dossiers dont les délais peuvent atteindre fréquemment 3 mois voire 6 mois.

De même, il faut prévoir parfois des déclarations administratives (déclarations de travaux en mairie, déclaration chez EDF, etc.) qui demandent toutes un certain délai.

Dernier facteur temporel: la disponibilité des entreprises / artisans. La demande est de plus en plus forte et leurs délais s’allongent (surtout les bons).

Donc, si votre intention est de bénéficier des aides sur votre déclaration fiscale 2008, il faut avoir conscience de boucler votre commande avant Juillet. Au delà, vous prenez un risque…


EDF “Bleu Ciel”: un paradoxe qui cacherait du CO2 ?

mars 28, 2008

Je viens de tomber sur un article intéressant relayant mon post précédent, mais ajoutant encore d’avantage de confusion pour un consommateur lambda comme moi puisqu’il implique en plus la Caisse d’Epargne.

Pour moi, tout ceci relève de la guerre de communication pour EDF qui se retrouve confronté à l’ouverture de son marché. Son assise financière et technique lui permet de s’entourer de grands groupes bancaires pour atteindre les consommateurs au plus près de leur porte-monnaie, tout en coupant l’herbe sous le pied des nouveaux fournisseurs alternatifs concurrents. Je vous renvoie aussi à un post précédent au sujet de ces derniers.

La vigilence me semble un minimum ici…


Fournisseurs alternatifs d’énergie: trop risqué pour moi

mars 27, 2008

Depuis le 1er Juillet 2007, les marchés de l’électricité et du gaz sont ouverts à la concurrence pour les particuliers. Autrement dit, tout consommateur final d’électricité et/ou de gaz naturel peut, pour chacun de ses sites de consommation, librement choisir son fournisseur d’électricité et/ou de gaz naturel.

De plus amples détails sont disponibles ici.

Je ne sais pas pour vous, mais tout cela me rappelle l’ouverture du marché des télécoms où il est possible de choisir librement son fournisseur d’accès à internet, tout en résiliant son abonnement à France Télécom, l’opérateur historique.

Personnellement, j’ai largement exploré cette nouvelle liberté puisque j’ai changé 3 fois d’opérateur télécom en 7 ans. La première fois visait clairement à réduire mes coûts de télécoms puisque les nouveaux entrants proposaient un rabais significatif tout en offrant un débit supérieur. En revanche, au fil des déboires techniques et commerciaux, les changements suivants étaient plutôt motivés par l’aspiration à une certaine qualité de service (hotline compétente, fiabilité du service, etc). Au passage, nous avons essuyé de nombreuses et longues interruptions de services.

Or si, dans le cas des télécoms, une coupure de service peut générer une certaine frustration et/ou de l’énervement, cela ne prête pas d’avantage à conséquence. En revanche, dans le cas d’une fourniture d’énergie, cela m’est absolument inenvisageable. On ne peut pas vivre sans énergie (chauffage, réfrigérateurs, congélateurs, éclairage, etc) surtout avec des enfants en bas âge.

D’autre part, sous-couvert de confirmation, il me semble avoir entendu dire que la résiliation de l’abonnement EDF pour un fournisseur alternatif entrainerait la perte définitive du tarif régulé au profit du tarif concurrentiel. Ceci peut s’avèrer fâcheux lorsque vous décideriez de retourner chez EDF après une expérience malheureuse chez un fournisseur alternatif. Ceci dit, cette régulation des tarifs est une anomalie en soi dans un contexte d’ouverture à la concurrence. Elle est amenée à disparaître au fil du temps, notamment sous la pression de Bruxelles.

Dans le même temps, les nouveaux fournisseurs redoublent d’efforts pour nous inciter à changer, notamment en communicant sur une contribution importante des énergies renouvelables dans leurs approvisionnements.

Personnellement, tout cela reste insuffisant face aux risques mentionnés ci-dessus, notamment au regard de mon expérience télécom. A priori, je ne suis pas un cas isolé comme semble confirmer cet article récent.

Quel est votre avis ?


EDF “Bleu Ciel”: Un Paradoxe ?

mars 19, 2008

Avez vous remarqué les spots publicitaires d’EDF “Bleu Ciel” à la TV ?

Il y a quelque temps, je publiais un article dénonçant l’aspect pernicieux du système de subventions des énergies renouvelables, en particulier sur la régulation du prix de rachat du kwh photovoltaïque par EDF.

Or ces spots publicitaires semblent positionner EDF comme un acteur du développement de ces énergies solaires, et ce, prenant mes propos à contrepied ;-)

En effet, je ne m’attendais pas à trouver EDF sur ce chemin puisqu’il promeut un système destructeur de valeur pour son business.

En contre partie,

  • Je comprends bien les bénéfices en termes d’image “green power”, très à la mode en ce moment (n’est-il pas ?).
  • Je comprends aussi que cette activité soit bénéficiaire en tant que telle: le conseil, la gestion de projet, le financement sont à elles seules rémunératrices pour une société (cf posts précédents sur la rentabilité financière de ces systèmes).
  • Enfin je reçois volontiers le message de crédibilité renvoyé par EDF dans le domaine de l’énergie: en tant que particulier, j’ai tendance à faire confiance à EDF sur sa compétence technique, son réseau de partenaires ou encore sur sa solidité financière.

Dernier point: je suis allé me balader sur le site “bleu ciel” d’EDF et je n’ai pas retrouvé ce positionnement “green power”

J’ai raté quelque chose ?

Pour ma part, “confus” est le sentiment qui domine…


Subventions: un cercle vicieux

novembre 4, 2007

Les subventions correspondent à une série de mesures incitatives mises en oeuvre par une administration ou collectivité afin d’accéler et d’amplifier l’utilisation de produits en début de cycle industriel dont le prix est encore trop élevé pour le grand public.

Dans le domaine des énergies renouvelables, ces subventions sont octroyées par de multiples organisations (état, mairie, département, région) sous de multiples formes (primes, crédit d’impôt, prêt à taux zéro, récupération TVA, TVA réduite, etc)

Résultat, aujourd’hui les devis présentent systèmatiquement une structure tarifaire incluant les subventions. Ces subventions sont généralement assujeties à l’acceptation d’un dossier, à l’installation par un professionnel agréé et à l’emploi de matériel répondant à certaines normes précises.

Dans ce contexte, les prix se retrouvent très souvent gonflés car:

  • l’installateur étant incontournable dans le mécanisme de subventionnement, le prix de revente du matériel subit une augmentation correspondant à une marge supplémentaire prise par l’intermédiaire de l’installateur. Cette “surmarge” tient généralement compte du niveau de subventionnement…
  • l’installateur étant incontournable dans le mécanisme de subventionnement, les grandes surfaces ne peuvent pas écouler du matériel seul. L’effet vente en volume ne peut pas fonctionner ici.
  • Le matériel devant répondre à certaines normes, leur certification a pour effet de limiter le nombre de produits et de constructeurs autorisés sur le marché Français (bien que les normes aient le mérite d’apporter une structuration nécessaire).

Ainsi, au lieu de favoriser temporairement des produits en devenir, les subventions profitent à un “éco-système” qui adapte ses tarifs en fonction de la manne disponible des subventions. Cette situation peut ainsi durer longtemps puisque l’éco-système y puise ses plus grands bénéfices.

De plus, le tarif de rachat de l’électricité correspond là aussi à une forme de subventionnement puisqu’il est bien supérieur au tarif de vente par EDF.

On peut disserter sur le niveau de prix pratiqué par EDF car je ne suis pas certain que ses tarifs tiennent compte de tous les coûts liés au cycle de vie de l’énergie utilisée - et je pense ici au nucléaire, notamment ceux liés au retraitement des déchets radioactifs ou encore au démantèlement des centrales. De même, tous les coûts liés à la recherche et développement sont imputés sur des organismes externes à EDF tels que le CEA (Commissariat à Energie Atomique).

D’un autre côté, du point de vue d’EDF, il ne finance pas non plus la R&D des panneaux solaires, ni leur installation ou leur recyclage.

Cela dit, si les gens s’équipaient massivement en panneaux solaires, EDF serait confronté à une aberration économique puisqu’il acheterait une énergie plus chère qu’il ne pourrait la revendre. Cette surprime reste donc acceptable tant que le phénomène reste marginal.

Il me semble qu’une approche plus viable à long terme consisterait à ne racheter que le surplus de production par rapport à sa consommation. La revente totale serait alors impossible. Le prix de rachat minimum serait alors indexé sur le coup de production moyen + une marge suffisante permettant un amortissement sur une durée raisonnable. Avec ce mode de fonctionnement, les non producteurs payeraient un premium correspondant au prix de rachat de l’électricité + les frais de maintenance du réseau EDF + la marge commerciale d’EDF. Ce type de fonctionnement demande une transparence parfaite des comptes d’EDF avec une ventilation des ses coûts structurels (distribution, production énergie, rachat, recyclage, entretien, etc.).