Nouveau devis installation CESI: cher, trop cher :-(

octobre 19, 2007

Vitosol 200-TIl y a quelque temps, je signalais ma bonne surprise concernant la liste des installateurs agrées par Qualisol: elle s’est allongée de manière significative, incluant même l’installateur chauffagiste de mon quartier.

J’ai donc pris l’initiative de l’inviter à me proposer un devis pour l’installation d’un CESI chez moi. Mon objectif ici est double: eau chaude sanitaire + appoint chauffage (j’ai déjà une chaudière à gaz). D’après un post précédent, cela paraissait beaucoup plus rentable.

Or, dans le cas présent, la facture s’avère beaucoup plus salée: autour de 15000 € pour une installation à usage eau-chaude sanitaire seul, ou alors autour de 30000 € pour une installation combinée (eau-chaude sanitaire + chauffage). Ces prix s’entendent “tout compris” :-(

Inutile d’espérer un quelconque retour sur investissement avant 10 ans ou 15 ans

J’ai quand même appris deux/trois petites choses:

les capteurs proposés ici sont des Vitosol 200-T de chez Viessmann, composés de tubes sous vide (voir photo ici). Ils sont plus chers que les panneaux classiques plats mais ils présentent quelques avantages tels que:

  • chaque tube peut être orienté individuellement (rotation sur l’axe) pour optimiser/compenser le manque d’ensoleillement dû à une “mauvaise” orientation de votre toiture.
  • chaque tube peut être remplacé individuellement tout en permettant une continuité de fonctionnement des autres tubes.
  • ils sont plus faciles à installer car modulaires avec une “rampe commune” et des tubes enfichables un à un. Selon cette logique, le temps d’installation est réduit et (par conséquent ?) son coût d’installation aussi. Comme les subventions portent majoritairement sur le matériel, tout le monde s’y retrouve !

Pour un usage mixte (chauffe-eau sanitaire + chauffage), la capacité du ballon est doublée: elle passe de 350l à 700l. L’eau stockée est entièrement réchauffée par les panneaux solaires (compter 8 heures environ), tandis que le chauffage d’appoint ne réchauffera que la moitié supérieure du ballon. Ce dernier permet en effet de réchauffer l’eau en 10min seulement. Il peut donc être sollicité à volonté selon le besoin, tout en évitant de réchauffer inutilement une trop grande quantité d’eau.

Lors d’un bel ensoleillement, l’eau du ballon peut monter à de très hautes températures (90°C ou 95°C). On utilise alors la fraîcheur de la nuit pour le refroidir avec les panneaux solaires. Ici, il faut éviter l’écueil de surdimensionner les panneaux solaires qui pouraient conduire à la surchauffe complète du système. Un surchauffe permanente du liquide caloporteur conduit à une destruction prématurée du système.

De même, l’eau chauffée du ballon ne doit pas être injectée directement dans le chauffage car sa forte température conduirait à des pics de chauffage très désagréables. Il faut donc utiliser un mélangeur pour mélanger de l’eau froide (ou plutot l’eau du retour chauffage). La même règle s’applique à l’eau des robinets qui serait trop chaude telle quelle. Au passage, ce système permet de ralentir la consommation des calories du ballon d’eau chaude, prolongeant ainsi les bénéfices de la production de chaleur des panneaux solaires.

Ainsi, l’installation est aussi beaucoup plus sophistiquée puisqu’elle combine un double système de chauffage: solaire + chaudière conventionnelle. En l’occurence, cette dernière n’est pas si conventionnelle car elle doit permettre ce type d’usage, ce qui n’est pas le cas de ma vieille chaudière actuelle. Je dois donc inclure une nouvelle chaudière gaz à condensation dans mon devis (ce qui justifie la grimpette de la note jusqu’à 30000 €).

Autre détail: mon chauffagiste n’est pas habilité à installer des panneaux sur mon toît. Plus précisémen, il n’est pas couvert par son assurance pour ce type d’intervention. Donc l’installation des panneaux sur la toiture est sous-traitée à un couvreur professionnel. Là encore, on peut trouver matière à augmenter les couts…

Coté maintenance, on peut s’attendre à des coûts légèrement supérieurs à mon installation actuelle, avec en sus, le besoin de vérifier les paramètres solaires (consignes, pressions, remplacement eventuel du liquide caloporteur, etc). En revanche, il est intéressant de noter que la durée de vie du système est quasiment sans limite car tout est modulaire et changeable par partie.

Enfin, il faut dire que ce type de configuration est largement optimisé par l’emploi de planchers chauffants puisque la température de l’eau n’y dépasse jamais 40°C. Dans mon cas, avec des radiateurs en fonte alu, je cumule les handicaps…

Dernier point: les subventions. J’ai appris ici que le dossier doit être bien ficelé (plan de masse, certification des installateurs, etc.) pour être soumis à des commissions d’approbation. Un usage inconsidéré (y compris une mauvaise orientation des panneaux) de ces panneaux peut conduire à un refus de subventions !

Conclusion ? je garde mes sous pour emmener ma famille sous les cocotiers cet hiver ;-)


La cogénération: un bilan mitigé mais prometteur

octobre 12, 2007

Le but d’une cogénération est la production simultanée d’électricité et de chaleur.

L’électricité produite sera soit consommée sur place, soit revendue sur le réseau national.
La chaleur quant à elle sera utilisée en chauffage et/ou pour le réchauffage de l’ECS (Eau Chaude Sanitaire).

La cogénération apporte donc l’intérêt de réaliser une économie “d’énergie primaire”. On consomme moins de combustible pour produire autant d’énergie.

La cogénération nécessite toutefois de fonctionner autour d’un rendement constant moyen:

  • En cas de besoin ponctuel plus important, il faut prévoir un système d’appoint.
  • En cas de baisse ponctuelle du besoin, il faut désactiver la cogénération ou accepter de perdre l’energie produite.

Le combustible peut être de diverses natures, fossile, biomasse, biogaz, bois, etc.

L’offre pour particuliers semble réduite voire confidentielle. La complexité du système aboutit à des couts de fabrication élevés qui deviennent amortissables sur de moyennes ou grosses installations. Le peu de volume de ventes ne favorise pas une baisse de prix rapide. Par ailleurs, on trouve peu d’installateurs pour particuliers, voire pas du tout.

La combustion par cogénération produit du CO2. Sous cet angle, le bilan est assez peu satisfaisant, bien que cela constitue déjà un progrès par rapport à une chaudière classique.

Toutefois, la cogénération me parait interessante pour l’avenir car:

  • cela permet la valorisation de certaines énergies renouvelables (biomasse, bois, etc)
  • les progrès technologiques vont optimiser la partie combustion (pile à combustible par exemple)
  • associée à la production de froid, la cogénération devient trigénération avec un rendement global encore amélioré
  • le principe de fond est tout à fait valable: quand on produit de la chaleur, on peut souvent produire de l’electricité ou du froid car ils sont intimement liés par les lois de la physique.

Ceci dit, je ne vois cette technologie pour la maison indivuelle à court ou moyen terme.


Energies propres: technique, compliqué et cher !

octobre 8, 2007

On a beau regarder le thème des énergies renouvelables sous différents angles, on en revient toujours au même constat lorsqu’il s’agit de les mettre en oeuvre:

  • technique: ces énergies utilisent toutes sortes d’acronymes, et demandent un savoir-faire assez pointu dans des domaines multiples tels que l’électricité, la plomberie, le suivi de chantier, l’aérologie,  et même la fiscalité. Heureusement, de nombreux sites et blogs foisonnent sur le sujet (tel que celui-ci ;-) ) et on peut se renseigner à l’infini. La difficulté réside alors dans la synthèse de cette masse d’information.
  • compliqué: la technicité rend l’exercice complexe, de même pour la fiscalité ou encore les démarches administratives où il faut parfois réaliser un véritable parcours du combatant, à travers les différents guichets locaux, régionaux, nationaux, associatifs, EDF, etc.
  • cher: les énergies renouvelables sont chères, peut-être encore d’avantage en France qu’ailleurs.  Dans un pays où l’électricité compte parmi les moins chères du monde, les volumes de vente restent faibles. Par ailleurs, tous les mécanismes d’aides et de subventions ont parfois pour effet pervers de maintenir les prix artificiellement hauts.

Ainsi, la mise en oeuvre des énergies propres plaide largement en faveur des installateurs agréés, en particulier pour ceux offrant une approche “tout-en-un”, prenant en charge la complexité et la technicité de ce domaine.

Autrement dit, il semble risqué et peu rentable de se lancer seul  dans la mise en oeuvre de ces énergies. Il me parait préférable de comparer les offres à travers quelques devis.

Petite illustration:  certaines subventions (régionales notamment) prévoient une subvention de la partie “main d’oeuvre” de votre installation. Elles viennent en complément du crédit d’impôt qui s’applique uniquement sur la partie matérielle des travaux.

Autre exemple: lors d’une installation photovoltaique, EDF n’accepte pas l’ordre d’achat sans l’attestation de conformité produite par un installateur agréé.


CESI: branchez votre lave-linge et lave-vaisselle

octobre 5, 2007

Et oui, parfois les idées simples ne sautent pas aux yeux: brancher son lave-linge ou lave-vaisselle sur son chauffe-eau solaire permet de réduire la consommation d’électricité puisque l’eau est déjà pré-chauffée.

Par ailleurs,  mon calcul de rentabilité du CESI montre que plus l’usage du CESI est intensif, plus sa rentabilité est bonne.

Bref, c’est tout benef ;-)


Achat groupé: un moyen efficace de baisser les prix ?

octobre 3, 2007

L’achat groupé est en effet possible à travers differents canaux tels que les associations, les sites communautaires, etc.

On retrouve souvent le même mode de fonctionnement:  la date d’achat étant  fixée à l’avance, il vous suffit de déclarer votre engagement dans la vente selon les conditions annoncées, où le prix est généralement plus attractif que dans le commerce.

Il est toutefois difficile de connaître le prix du marché car ces produits ne sont pas encore très répandus, notamment dans la grande distribution.

Il faut aussi noter que son installation reste à faire et, en France, seul le matériel acheté à travers un installateur, puis installé par ce même installateur professionel, permet d’obtenir les déductions d’impôts.

Autrement dit, l’achat groupé ne semble pas rentrer dans cette catégorie et on s’expose alors à devoir tout financer, sans subventionnement.

Une pirouette reste possible: trouver un installateur compréhensif…

Cela dit, c’est tout de même une voie à explorer car certains prétendent obtenir des prix tellement compétitifs qu’il deviennent abordables sans subventions !

Je n’ai pas personnellement vérifié, mais si vous avez des infos, merci de les partager.

Pour info, j’ai dénombré quelques sites d’achats groupés:


Les choses bougent: mon installateur est maintenant Qualisol

septembre 19, 2007

Je viens de consulter le site de Qualisol, et je découvre que l’installateur chauffagiste de mon quartier fait maintenant partie de la liste.

Il semble que le “plan soleil” de l’ADEME ait porté ses fruits…

Je vais m’enquérir rapidement des options offertes par mon installateur sur ma maison, et je vais lui demander un devis. Je vous tiens au courant (bien sûr).

<<Marque déposée par l’ADEME , “QUALISOL” garantit aux consommateurs la qualité des
matériels utilisés et le savoir-faire des professionnels qui les mettent en oeuvre.
Les installateurs qui s’engagent à respecter la Charte QUALISOL sont reconnus aptes à
prescrire et mettre en place les modèles de chauffe-eau solaires validés par l’ADEME.
Les signataires de la Charte sont tenus de renouveler leur adhésion tous les deux ans. En
cas de manquement vérifié aux engagements qu’ils ont pris, leur référence peut être
retirée des listes d’installateurs QUALISOL.
Cette charte énonce les conditions d’une bonne pratique et les engagements de service
dus au client et elle garantie des prestations de qualité.
>>


CESI c’est bien !

septembre 10, 2007


Le Chauffe-Eau Solaire Individuel (CESI) est une source d’energie propre tout à fait pertinente car elle est peu onéreuse et s’adapte à tout type de construction, neuve ou ancienne.

En effet, contrairement aux panneaux solaires photovoltaïques, le CESI s’appuie sur une technologie rudimentaire, réchauffant de l’eau sous une plaque de verre. On trouve d’ailleurs moultes sites internets et blogs de particuliers relatant leur solution bricolée dans le garage.

Le CESI est aussi développé de manière industrielle par de nombreuses sociétés qui proposent même des solutions packagées combinant chaudière classique et CESI. Je peux notamment citer la société Viessmann.

Toutefois, de nombreuses variantes existent et son installation peut s’avèrer complexe (clapets anti-retours, liquide caloporteur, electro-vannes, combiné avec chaudiere classique, etc)

Un descriptif complet et synthétique est fourni par l’ADEME.

Je réserverai son usage plutôt dans les régions bien ensoleillés (voir mon post sur les cartes d’ensoleillement ainsi que celui portant sur les décisions prises par le Portugal et la ville de Sao Paulo).
Pour la région Ile-de-France, je doute de sa rentabilité économique car ma facture d’eau chaude n’est pas si élevée comparée à l’investissement demandé par le CESI (supérieur à 3000 Euros).

Un dernier paramètre peut faire pencher votre décision en faveur du CESI: la piscine. En effet, si vous êtes l’heureux possesseur d’une piscine, l’utilisation d’un CESI me parait particulièrement rentable.

Merci de me témoigner votre expérience.

Dernier point: l’ADEME subventionne ce type de matériel. Par contre, si vous le bricolez vous-même, il sera plus difficile de justifier l’investissement vis-à-vis des impôts…


Quelle energie propre pour ma maison ?

août 22, 2007

Les besoins energétiques d’un foyer sont:

  • Chauffage (pouvant atteindre 80% du besoin)
  • Appareils électriques (télévision, machine à laver, etc.)
  • Eau chaude sanitaire
  • Climatisation
  • Piscine

Les énergies propres sont alors envisageables suivant des critères multiples:

  • coût,
  • retour sur investissement,
  • mise en oeuvre,
  • entretien,
  • durée de vie du matériel,
  • etc.

Le chauffage représentant une grosse partie du budget, je suggère de soigner particulièrement ce poste, sans oublier l’isolation et l’aération déjà évoqués dans ce blog.

Ensuite, certaines régions sont propices à certaines technologies (le sud et le solaire, l’ouest et l’eolien, etc.).

Par ailleurs, il ne faut pas hésiter à mixer plusieures solutions techniques (éolien, solaire, géothermie, etc).
Par exemple, une pompe à chaleur géothermique nécessite une alimentation électrique qui peut être fournie soit par des capteurs solaires photovoltaiques, soit par une éolienne.

Le problème, c’est que tout cela devient vite un casse-tête pour évaluer les coûts, les difficultés de mise en oeuvre, les autorisations et autres permis divers à obtenir, les subventions, etc…
A moins d’être passionné, ou pointu sur le(s) sujet(s), je ne vois pas encore “madame Michu” opter pour ce type de solution.

Idéalement, j’aimerais beaucoup avoir un seul interlocuteur pour me proposer une approche complète, avec un comparatif clair de coûts vis à vis des solutions à énergies fossiles classiques.

Vous en connaissez ? moi non.


Solaire: cartes d’ensoleillement

août 22, 2007

Quand on parle d’energie solaire, on se demande rapidement quelle est le niveau d’ensoleillement chez soi. Voici qques cartes (en gros, la France contient 3 régions distinctes pour l’ensoleillement, le nord incluant Paris, le bassin méditerranéen, et le reste):


Je vous renvoie sur ce lien interessant sur econologie, qui donne en outre un exemple de dimensionnement.

De même, je vous renvoie à la très officielle PGIS de l’Union Européenne qui fournit les cartes des différents pays européens.