Solairedirect: quelques précisions utiles

janvier 24, 2008

J’avais évoqué cette société précédemment comme coup de coeur sur les initiatives commerciales innovantes. Plus précisément, je croyais cette société en mesure de proposer de la location de toiture.

En réalité, solairedirect semble reposer son approche commerciale sur une offre “classique” de vente et d’installation de panneaux solaires où l’acheteur prend effectivement les risques de son investissement.Toutefois, ils proposent quelques atouts différenciants:

  1. Ils prennent en charge tout le projet, y compris les démarches administratives
  2. Ils assurent la maintenance et ils garantissent un rendement maximum du système grace à un boitier de télésurveillance.
  3. Dernier point, et peut-être le plus interessant: solairedirect, en partenariat avec des banques telles que la “Caisse d’Epargne”, propose un financement complet et adapté au projet, avec un début de paiement des mensualité effectif après 16 mois, le temps nécessaire pour obtenir les accords administratifs et pour la mise en place des panneaux. On peut ainsi obtenir un financement dont les mensualités seraient légèrement inférieures au revenu provenant d’EDF… à condition de souscrire à une durée de 180 mois…

Globalement, solairedirect apporte d’avantage de souplesse et offre un service complet à l’usager. Mais on reste sur un mode où le client doit faire l’effort financier et prendre donc les risques associés, avec un retour sur investissement supérieur autour de 8/10 ans.

Avec la formule financée par la banque (sur 15 ans), cela revient à poser des panneaux solaires sans impact financier courant, ni revenu avant la fin du prêt. A la fin de la période de financement, vous bénéficiez alors pleinement des revenus de la revente d’électricité à EDF. Or, comme le contrat avec EDF est signé pour une durée de 20 ans, votre gain est garanti sur les 5 dernières années.

Autrement dit, dans ce mode, les premiers bénéficiaires sont:

  • solairedirect, grâce à la marge faite sur la vente des panneaux solaires + l’installation + la maintenance,
  • la banque grâce aux intérêts d’emprunt,
  • et au bout de 15 ans, le client commence à son tour de gagner de l’argent (environ 1000 à 1500 €/an)… pendant 5 ans garantis (puisque le contrat EDF est de 20 ans).
    remarque: au début, le client ne gagne pas d’argent, mais il n’en perd pas non plus..

A vous de voir…


Subventions: un cercle vicieux

novembre 4, 2007

Les subventions correspondent à une série de mesures incitatives mises en oeuvre par une administration ou collectivité afin d’accéler et d’amplifier l’utilisation de produits en début de cycle industriel dont le prix est encore trop élevé pour le grand public.

Dans le domaine des énergies renouvelables, ces subventions sont octroyées par de multiples organisations (état, mairie, département, région) sous de multiples formes (primes, crédit d’impôt, prêt à taux zéro, récupération TVA, TVA réduite, etc)

Résultat, aujourd’hui les devis présentent systèmatiquement une structure tarifaire incluant les subventions. Ces subventions sont généralement assujeties à l’acceptation d’un dossier, à l’installation par un professionnel agréé et à l’emploi de matériel répondant à certaines normes précises.

Dans ce contexte, les prix se retrouvent très souvent gonflés car:

  • l’installateur étant incontournable dans le mécanisme de subventionnement, le prix de revente du matériel subit une augmentation correspondant à une marge supplémentaire prise par l’intermédiaire de l’installateur. Cette “surmarge” tient généralement compte du niveau de subventionnement…
  • l’installateur étant incontournable dans le mécanisme de subventionnement, les grandes surfaces ne peuvent pas écouler du matériel seul. L’effet vente en volume ne peut pas fonctionner ici.
  • Le matériel devant répondre à certaines normes, leur certification a pour effet de limiter le nombre de produits et de constructeurs autorisés sur le marché Français (bien que les normes aient le mérite d’apporter une structuration nécessaire).

Ainsi, au lieu de favoriser temporairement des produits en devenir, les subventions profitent à un “éco-système” qui adapte ses tarifs en fonction de la manne disponible des subventions. Cette situation peut ainsi durer longtemps puisque l’éco-système y puise ses plus grands bénéfices.

De plus, le tarif de rachat de l’électricité correspond là aussi à une forme de subventionnement puisqu’il est bien supérieur au tarif de vente par EDF.

On peut disserter sur le niveau de prix pratiqué par EDF car je ne suis pas certain que ses tarifs tiennent compte de tous les coûts liés au cycle de vie de l’énergie utilisée - et je pense ici au nucléaire, notamment ceux liés au retraitement des déchets radioactifs ou encore au démantèlement des centrales. De même, tous les coûts liés à la recherche et développement sont imputés sur des organismes externes à EDF tels que le CEA (Commissariat à Energie Atomique).

D’un autre côté, du point de vue d’EDF, il ne finance pas non plus la R&D des panneaux solaires, ni leur installation ou leur recyclage.

Cela dit, si les gens s’équipaient massivement en panneaux solaires, EDF serait confronté à une aberration économique puisqu’il acheterait une énergie plus chère qu’il ne pourrait la revendre. Cette surprime reste donc acceptable tant que le phénomène reste marginal.

Il me semble qu’une approche plus viable à long terme consisterait à ne racheter que le surplus de production par rapport à sa consommation. La revente totale serait alors impossible. Le prix de rachat minimum serait alors indexé sur le coup de production moyen + une marge suffisante permettant un amortissement sur une durée raisonnable. Avec ce mode de fonctionnement, les non producteurs payeraient un premium correspondant au prix de rachat de l’électricité + les frais de maintenance du réseau EDF + la marge commerciale d’EDF. Ce type de fonctionnement demande une transparence parfaite des comptes d’EDF avec une ventilation des ses coûts structurels (distribution, production énergie, rachat, recyclage, entretien, etc.).


Nouveau devis installation CESI: cher, trop cher :-(

octobre 19, 2007

Vitosol 200-TIl y a quelque temps, je signalais ma bonne surprise concernant la liste des installateurs agrées par Qualisol: elle s’est allongée de manière significative, incluant même l’installateur chauffagiste de mon quartier.

J’ai donc pris l’initiative de l’inviter à me proposer un devis pour l’installation d’un CESI chez moi. Mon objectif ici est double: eau chaude sanitaire + appoint chauffage (j’ai déjà une chaudière à gaz). D’après un post précédent, cela paraissait beaucoup plus rentable.

Or, dans le cas présent, la facture s’avère beaucoup plus salée: autour de 15000 € pour une installation à usage eau-chaude sanitaire seul, ou alors autour de 30000 € pour une installation combinée (eau-chaude sanitaire + chauffage). Ces prix s’entendent “tout compris” :-(

Inutile d’espérer un quelconque retour sur investissement avant 10 ans ou 15 ans

J’ai quand même appris deux/trois petites choses:

les capteurs proposés ici sont des Vitosol 200-T de chez Viessmann, composés de tubes sous vide (voir photo ici). Ils sont plus chers que les panneaux classiques plats mais ils présentent quelques avantages tels que:

  • chaque tube peut être orienté individuellement (rotation sur l’axe) pour optimiser/compenser le manque d’ensoleillement dû à une “mauvaise” orientation de votre toiture.
  • chaque tube peut être remplacé individuellement tout en permettant une continuité de fonctionnement des autres tubes.
  • ils sont plus faciles à installer car modulaires avec une “rampe commune” et des tubes enfichables un à un. Selon cette logique, le temps d’installation est réduit et (par conséquent ?) son coût d’installation aussi. Comme les subventions portent majoritairement sur le matériel, tout le monde s’y retrouve !

Pour un usage mixte (chauffe-eau sanitaire + chauffage), la capacité du ballon est doublée: elle passe de 350l à 700l. L’eau stockée est entièrement réchauffée par les panneaux solaires (compter 8 heures environ), tandis que le chauffage d’appoint ne réchauffera que la moitié supérieure du ballon. Ce dernier permet en effet de réchauffer l’eau en 10min seulement. Il peut donc être sollicité à volonté selon le besoin, tout en évitant de réchauffer inutilement une trop grande quantité d’eau.

Lors d’un bel ensoleillement, l’eau du ballon peut monter à de très hautes températures (90°C ou 95°C). On utilise alors la fraîcheur de la nuit pour le refroidir avec les panneaux solaires. Ici, il faut éviter l’écueil de surdimensionner les panneaux solaires qui pouraient conduire à la surchauffe complète du système. Un surchauffe permanente du liquide caloporteur conduit à une destruction prématurée du système.

De même, l’eau chauffée du ballon ne doit pas être injectée directement dans le chauffage car sa forte température conduirait à des pics de chauffage très désagréables. Il faut donc utiliser un mélangeur pour mélanger de l’eau froide (ou plutot l’eau du retour chauffage). La même règle s’applique à l’eau des robinets qui serait trop chaude telle quelle. Au passage, ce système permet de ralentir la consommation des calories du ballon d’eau chaude, prolongeant ainsi les bénéfices de la production de chaleur des panneaux solaires.

Ainsi, l’installation est aussi beaucoup plus sophistiquée puisqu’elle combine un double système de chauffage: solaire + chaudière conventionnelle. En l’occurence, cette dernière n’est pas si conventionnelle car elle doit permettre ce type d’usage, ce qui n’est pas le cas de ma vieille chaudière actuelle. Je dois donc inclure une nouvelle chaudière gaz à condensation dans mon devis (ce qui justifie la grimpette de la note jusqu’à 30000 €).

Autre détail: mon chauffagiste n’est pas habilité à installer des panneaux sur mon toît. Plus précisémen, il n’est pas couvert par son assurance pour ce type d’intervention. Donc l’installation des panneaux sur la toiture est sous-traitée à un couvreur professionnel. Là encore, on peut trouver matière à augmenter les couts…

Coté maintenance, on peut s’attendre à des coûts légèrement supérieurs à mon installation actuelle, avec en sus, le besoin de vérifier les paramètres solaires (consignes, pressions, remplacement eventuel du liquide caloporteur, etc). En revanche, il est intéressant de noter que la durée de vie du système est quasiment sans limite car tout est modulaire et changeable par partie.

Enfin, il faut dire que ce type de configuration est largement optimisé par l’emploi de planchers chauffants puisque la température de l’eau n’y dépasse jamais 40°C. Dans mon cas, avec des radiateurs en fonte alu, je cumule les handicaps…

Dernier point: les subventions. J’ai appris ici que le dossier doit être bien ficelé (plan de masse, certification des installateurs, etc.) pour être soumis à des commissions d’approbation. Un usage inconsidéré (y compris une mauvaise orientation des panneaux) de ces panneaux peut conduire à un refus de subventions !

Conclusion ? je garde mes sous pour emmener ma famille sous les cocotiers cet hiver ;-)


Quelle est la durée de vie acceptable pour une maison ?

octobre 2, 2007

Si on se réfère au parc immobilier existant en France, rares sont les bâtisses de plus de 100 ans… et même les plus récentes sont rénovées souvent en profondeur au bout de 15 à 20 ans.

Alors quelle durée de vie demandez vous à votre maison ? J’avoue avoir un peu de mal à répondre.

Peut-être faut-il regarder cette question sous l’angle de son entretien, sa récurrence, son coût, etc. sous cet angle, 15 ou 20 ans semble acceptable, non ?


Toiture végétale: vu à la TV

septembre 30, 2007


Toiture végétalisée: cerise sur le gâteau

septembre 30, 2007

toit végétalLa toiture végétalisée est un concept encore extrêment marginal en France.

Ainsi, on se demande pour quelle raison saugrenue devrions-nous “planter” de la pelouse sur son toit. Mais à y regarder de près, on découvre quelques avantages non-négligeables tels que:

  • rafraichissement de la toiture: la face intérieure (racines) ne dépasse pas 20°C par temps chaud. Par conséquent, on réduit le besoin en climatisation (jusqu’à -10%).
  • absorbtion d’eau: le végétal absorbe une partie de l’eau de pluie. Certaines villes allemandes l’on subventionné pour éviter d’augmenter la taille des égouts.
  • absorbtion du CO2, assainissement de l’air: propriété appréciable en ville.
  • allongement de la durée de vie de la toiture: la couche végétale évite les chocs thermiques sur une toiture (pluie froide sur toit chaud par exemple).
  • réduction des nuisances sonores: le tapis végétal absorbe le bruit ambient.

Toutefois, il y a quelques inconvénients:

  • entretien périodique: il faut avoir un accès au toit pour entretenir (tondre, arroser) le végétal. Cela n’est pas si courant. Toutefois, je rappelle que ce type d’exigence rejoint celle concernant les panneaux solaire photovoltaïques (cf post précédent). D’autre part, certaines techniques permettent de limiter fortement le besoin en entretien, comme la végétalisation extensive.
  • Coût important: peu de sociétés proposent ce type de toiture. Le prix de revient est donc forcément important, surtout en prenant en compte des coûts additionnels tels que l’étanchéité ou le traitement anti-racine spécifiques à cette technique. D’après mes renseignements, cela environ 10 fois plus cher qu’une toiture classique.
    Par ailleurs, il semble que la France ne subventionne pas ce type de construction.
  • la végétalisation n’est possible que sur des toits à faible pente.
  • surchage de poids: le végétal + son terreau/substrat représentent un poids additionnel non négligeable. La toiture doit être dimensionnée en conséquence (surcout ?). Généralement, il est préférable de prévoir ce type de toiture dès la conception de la maison.

Bref, comme souvent, ce type de choix n’est pas forcément évident ou compatible avec vos contraintes. Le retour sur investissement semble (trop ?) long.

En tous cas, cela reste une option à garder en tête dans le cadre d’une démarche globale sur l’emploi d’energies vertes pour sa maison.


Maison à ossature bois: oui, mais…

septembre 30, 2007

chaletLa filière bois se développe sous l’impulsion de nos pays voisins (Autriche, Allemagne, Scandinavie) et elle offre aujourd’hui une alternative crédible à la construction maçonnée.

Parmi les avantages différenciants:

  • une maison à ossature bois peut être préfabriquée, et assemblée en usine avant d’être remontée sur votre terrain. Le gain de temps est énorme.
  • La qualité de la prestation est aussi au rendez-vous car les défauts sont vus en usine et la fabrication bénéficie d’outillages performants.
  • La construction en usine offre aussi une meilleure prédictabilité du résultat fini.
  • Autre avantage, l’ossature bois offre une structure à la fois rigide sur l’ensemble du bâti solidarisé, et une certaine tolérance de souplesse vis à vis de mouvements de terrain. En zone sismique, la maison à ossature bois présente ainsi les meilleures garanties de sécurité.
  • Enfin, l’ossature bois fait partie des matériaux les moins énergivores pour la construction. Son bilan écologique est très bon, et ce, malgré les nombreux traitements nécessaires à l’amélioration de ses performance.

Parmi les inconvénients, je citerai:

  • faible résistance au temps dans des zones humides: le bois a tendance à pourrir sous l’influence de l’humidité. Bien entendu, les constructeurs contredisent ce point en appliquant des traitements. Cela apporte certainement un effet positif en ralonger la durée de vie du bois. La question est: réellement de combien ?
    Paralellement, on peut se poser la question de la durée de vie acceptable pour une maison: 50 ans ? 100 ans ? 500 ans ? (je prépare un post sur ce sujet)
  • moindre solidité: si l’on réfère à la fable des 3 petits cochons, seule la maison maçonnée résiste au souffle du loup ;-) ça fait sourire mais dans l’imaginaire des gens, c’est bien ancré. Dans ma région par exemple, le bois était utilisé pour de petites maisons d’ouvriers qui ont progressivement laissé la place à des maisons maçonnées. Les rares maisons restantes en bois sont en très mauvais état…
  • difficulté de revente: dans des régions où le bois n’est pas ou peu utilisé, sa maison à ossature bois devient un produit exotique, hors norme.
  • faible inertie thermique: j’ai lu dans un site constructeur de maison à ossature bois que la faible inertie thermique était un avantage car elle permet de réchauffer la maison plus vite… je rétorquerai que elle se refroidit aussi très vite… en tous cas, cet inconvénient peut être compensé par une isolation appropriée, ainsi que l’ajout de parois à forte inertie thermique (brique, etc - voir mes differents posts sur ce sujet). Au passage, cela demande alors de la maçonnerie… à moins que d’autres solutions soient possibles ?
    En montagne, les chalets semblent très efficaces contre le froid: une épaisse couche de neige contribue efficacement à l’isolation en emprisonnant de l’air immobile…
  • Inflammable: la mémoire collective porte encore la trace de quelques grands incendies tragiques (Londres - septembre 1666 ou Moscou - septembre 1812, etc). Malgré les traitements, le bois reste un bon combustible…
  • Termites: ces insectes représente un véritable fléau dans certaines régions, dont Paris intra-muros où les vieilles constructions en bois sont souvent atteintes. Là aussi, les constructeurs bois appliquent des traitements mais la nature a le don de s’adapter et je ne serais pas surpris d’apprendre immuno-résistance de ces insectes un jour ou l’autre.

Bref, je reste un peu perplexe fasse à l’ossature bois dans ma région. En revanche elle me paraît tout indiquée dans des régions sismiques ou celles où le marché des maisons en bois est abondant.

Dernier point: le prix. Ici, je ne vois pas de problème particulier car cela ne me semble pas plus onéreux ou plus avantageux qu’une autre technique grâce à une filière bois dynamique qui a su se mobiliser pour ce marché en optimisant ses coûts de production.


Une loi pour imposer les lampes basse-consommation

septembre 23, 2007

J’ai entendu parler de cette idée quelque part mais je ne me souviens pas de la source.

En tous cas, j’aime bien cette idée, simple et efficace, où les lampes gourmandes en énergies seraient interdites (filament, halogène, spots).

Chez moi, j’ai déjà pris ce parti et je m’en félicite tous les jours: la luminosité est supérieure, les modèles de lampes sont de plus en plus variés et permettent une adaptation facile aux lustres et appliques murales.

Dernière découverte en date: les spots basse consommation qui utilisent soit des LED (le problème, c’est qu’il n’en existe pas en lumière blanche), soit un gaz néon enroulé dans un tube (voir exemple Leroy-Merlin ci-dessous - je vous jure: je ne marche pas pour eux ;-) ).

Spots basse conso Leroy-Merlin

Bref, aujourd’hui il est possible de passer à l’acte.

Une législation pourrait donner un coup de pouce indéniable pour faire baisser les prix.


Solaire Photovoltaïque: une très bonne synthèse

septembre 18, 2007

Je veux faire un vrai coup de coeur ici vers cet URL:

http://perso.orange.fr/f5zv/SOLAIRE/SM2/SM2.html

Le niveau d’information fournie est remarquablement synthétique et précis.

Je trouve toutefois le bilan financier assez peu engageant: retour sur investissement sur 13 ans pour une durée de vie de 20 ans du système, et ce, malgré un fort subventionnement.


Photovoltaïque: des effets négatifs sur l’environnement

septembre 18, 2007

Je trouve que cet article fixe bien les idées sur toutes ces énergies renouvelables car il ne faut pas perdre de vue la globalité du problème, c’est-à-dire l’énergie nécessaire pour créer les matériaux et outils produisant l’énergie renouvelable, ainsi que le processus de recyclage en fin de vie. Visiblement, le photovoltaique perd de sa superbe sous ce prisme:

<<Dans International Journal of Global Energy Issues, deux chercheurs de l’université Aristote, à Thessalonique, en Grèce, ont analysé le cycle de vie de l’électricité d’origine photovoltaïque, géothermique et éolienne. Selon leurs résultats, l’utilisation d’espace et de matériaux sont deux aspects du développement des énergies renouvelables qui peuvent avoir un impact néfaste sur l’environnement, remettant en cause leur intérêt écologique.

Si la géothermie et l’éolien sont globalement épargnés, l’énergie photovoltaïque a, elle, été recalée par l’analyse des experts grecs. Les émissions de gaz à effet de serre, de substances appauvrissant la couche d’ozone, les rejets favorisant l’acidification et l’eutrophisation, etc. ont été calculés tout au long de la vie d’un panneau photovoltaïque. Les résultats montrent qu’une cellule photovoltaïque est moins efficace en termes de production de matériaux, de fonctionnement et de recyclage qu’un système équivalent fonctionnant grâce à une énergie fossile.

De quoi réalimenter le débat sur l’intérêt environnemental du solaire. En 2006, pourtant, le débat avait été quelque peu apaisé par une étude internationale menée en partie par l’association Hespul et financée par l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Celle-ci montrait que le temps de retour énergétique (entre la fabrication de la cellule et sa production d’électricité) était généralement largement inférieur à 5 ans dans tous les pays étudiés (pays européens, Canada, Etats-Unis, Japon, etc.). Ce qui avait rassuré tous les acteurs du photovoltaïque.

Toutefois, reconnaissent les chercheurs grecs, «les économies d’échelle jouent un rôle pour l’énergie solaire, et une superficie suffisamment importante de cellules photovoltaïques pourrait dépasser un système fonctionnant à une énergie fossile.

Source: Claire Avignon, JDLE>>