Cadastre en ligne

février 1, 2008

Je tiens à relayer l’information: les informations cadastrales seront bientôt (toutes) disponibles en ligne avec la possibilité de consulter et d’imprimer.

http://www.cadastre.gouv.fr/

Merci internet ;-)


Urban Project: un promoteur d’habitat écologique

janvier 14, 2008

Ils sont assez rares pour les mentionner: les promoteurs d’habitat écologique commencent à proposer une alternative “compétitive” par rapport à la promotion de programmes urbains classiques.

Ainsi je souhaite mentionner la société Urban Project qui semble rencontrer un certain succès dans sa démarche puisque les demandes semblent affluer de toutes parts (investisseurs, particuliers, locataires, etc.)

Ceci est très encourageant et on peut rêver de voir les ténors du marché emboîter le pas pour développer cette niche qui peut devenir, à terme, un segment majeur de la construction.


Pollution intérieure: une bombe à retardement

janvier 9, 2008

Ce sujet est curieusement assez peu évoqué et les gens (nous, moi, vous) se soucient assez peu du problème de la pollution de l’air intérieur.

C’est d’autant plus curieux que la pollution de l’air extérieur est beaucoup médiatisée. Ainsi, un organisme tel que Airparif doit paraitre familier pour bon nombre d’entre nous.

Pourtant, cette pollution intérieure est réelle et peu s’avérer plus nocive que l’air extérieur. Ainsi j’ai découvert récemment l’existence de l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur, et le bilan de leurs campagnes de mesures est éloquent. On constate ainsi la présence d’une multitude de polluants avec des dosages plus ou moins forts.

Les pathologies associées peuvent être lourdes de conséquences, surtout pour les gens citadins comme moi qui passent autour de 22h sur 24h dans les environnements confinés…

D’ailleurs, je suis personnellement victime d’allergies chroniques depuis peu (nez bouché, éternuements, etc.), et ma fille aussi. De même, on entend dire que le nombre de personnes allergiques est en constante progression, et on s’empresse de désigner l’air extérieur comme le seul coupable…

Comment lutter ?

D’abord, il faut une vraie prise de conscience collective. Cela passe certainement par l’information, peut être aussi par la mise en place d’un diagnostic de pollution intérieure au même titre que les autres diagnostics déjà imposés lors de la vente ou de la mise en location d’un bien immobilier.

Ensuite, il faut veiller à éliminer ces sources de pollution - la méthode est alors adaptée au type de pollution. Par exemple, il existe des peintures écologiques (sans solvants), des isolants écologiques, etc.

De même, la prise de conscience du problème permet d’intégrer cette exigence dans le cahier des charges vis à vis des constructeurs et artisans intervenants dans vos projets.

A défaut de pouvoir éliminer ces sources de pollution, il faut ventiler régulièrement votre espace intérieur, soit en ouvrant les fenêtres, soit en ayant recours aux VMC et autres puits canadiens (cf posts précédents); ces dernières solutions étant préférables d’un point de vue performance énergétique.


Bouygues Immobilier: lancement du 1er “Green Office” à énergie positive

novembre 11, 2007

Pour complèter mon post précédent sur cette même société, Bouygues Immobilier, je suis agréablement surpris de constater aussi son engagement écologique dans la construction des bâtiments à usage de bureaux:

http://www.bouygues-immobilier.com/jahia/Jahia/aboutus/espace_de_presse/pid/2407

Logo Bouygues Immobilier

Bouygues Immobilier, qui a remporté le grand prix Eco building performance 2007 pour la réalisation de la tour Mozart à Issy-les-Moulineaux, inaugure une nouvelle génération d’immeubles tertiaires durables avec le lancement du projet Green Office à Meudon.

Le parti pris architectural et énergétique retenu pour ce bâtiment allié à un comportement plus attentif des utilisateurs dans l’entreprise, permettra de minimiser la consommation énergétique de l’immeuble et de produire plus d’énergie qu’il n’en consomme pour son fonctionnement.

Premier immeuble de grande ampleur à énergie positive, Green Office a été conçu par le cabinet d’architectes 2M. Cet immeuble de 23 300 m² abritera 400 collaborateurs de Bouygues Immobilier sur la moitié de sa surface. Le permis de construire a été obtenu en août 2007, pour un démarrage des travaux en 2008.

 

Bilan énergétique : un bâtiment qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme

S’appuyant exclusivement sur des énergies renouvelables, cet immeuble produira 64 Kwh/m²/an pour une consommation de 61 Kwh/m²/an, tous usages confondus. Green Office permet de diminuer de 60 % la consommation énergétique par rapport à celle d’un immeuble standard RT2005 et de 30 % par rapport aux immeubles les plus performants existant sur le marché aujourd’hui.

Autrement dit, cette réalisation constitue une véritable vitrine pour cette société et ses employés. Reste à savoir si ce type d’architecture peut se déployer à plus grande échelle avec une réelle rentabilité pour le constructeur.


Bouygues Immobilier: engagement sur le label H&E

novembre 11, 2007

Logo Bouygues ImmobilierSigne des temps, un des plus gros promoteurs en France, le constructeur Bouygues Immobilier, s’engage dans la labelisation Habitation et Environnement de toutes ses constructions nouvelles.

http://www.bouygues-immobilier.com/jahia/Jahia/logement/respectenvironnement

Il est clair que le respect de l’environnement est une valeur montante du marché immobilier, où le label peut être un nouveau critère pour monter la valeur subjective d’un bien et donc son prix.

Cette démarche permet aussi à Bouygues Immobilier de réaliser une joli coup marketing et de se différencier par rapport à ses concurrents tels que Nexity ou encore Kauffman&Broad.

Comme indiqué sur le site de Bouygues Immobilier,

La certification Habitat & Environnement (H&E) est délivrée par CERQUAL, filiale de l’Association QUALITEL. C’est une certification complète qui repose sur 7 exigences environnementales : de la performance environnementale du bâtiment à la formation des occupants aux comportements éco-citoyens, en passant par la réduction des nuisances sur le chantier.
Pour obtenir cette certification, au moins 6 critères sur 7 doivent être satisfaits, dont 3 de manière systématique (management environnemental de l’opération, économie d’énergie et réduction de l’effet de serre, gestes verts).

Le label H&E a le mérite d’exister mais il me donne l’impression de procéder par petites touches sans vraiment se montrer ambitieux. A ce petit jeu, le coup de tampon “bon pour l’environnement” ne coûte pas très cher et permet à une société de valoriser son image à moindre frais…

Concrètement, on aimerait connaitre un engagement de performance energétique des logements construits par Bouygues Immobilier vis à vis de critères concrets comme les 50kWhEP/m2.an par exemple. D’autres critères peuvent s’ajouter tels que l’énergie grise globale employée par m2 construit, etc.

J’ai quand même envie d’encourager la démarche pour favoriser la généralisation de bonnes pratiques dans ce secteur de marché. Il faut maintenant pousser ces normes dans leurs retranchements pour qu’elles constituent de réelles avancées.

Je crois beaucoup dans le rôle moteur de ces gros acteurs majeurs du marché immobilier pour faire évoluer les choses en profondeur (procédés, matériaux, formation, main d’oeuvre, etc), jusqu’à chez les petits artisans constructeurs.

Comme déjà évoqué, la labelisation est une jungle inextriquable. A quand une harmonisation européenne ?


Ouvertures: je préfère l’aluminium

novembre 2, 2007

Les portes et fenêtres sont des composantes importantes dans une construction puisqu’ils interviennent fortement dans la performance énergétique d’une maison, à travers le choix du vitrage, leur dimension et leur positionnement par rapport à l’ensoleillement, la pose par rapport à l’isolation des murs, la rupture des ponts thermiques, etc.

Aujourd’hui, différentes matières sont proposées pour les armatures. Les principales sont le bois, le PVC et l’aluminium.

Personnellement, je préfère l’aluminium. Les principales sont:

  • pas d’entretien: les menuiseries aluminium sont anodisées et recouvertes de peinture epoxy cuite au four. De plus l’aluminium ne rouille pas. Le bois est connu pour son besoin en entretien régulier.
  • montants plus fins: l’extreme rigidité de l’aluminium permet d’obtenir des profilés plus fins que le bois ou le PVC. La surface vitrée est alors plus importante, offrant plus de lumière.
  • sécurité: là encore, la rigidité rend l’effraction plus difficile.

Et l’écologie dans tout çà ? bon d’accord, le bois présente le meilleur bilan entre sa fabrication et son recyclage. Le PVC, lui, est éliminé d’office vu mes articles précédents. De son côté l’aluminium est extrêment gourmand en énergie grise pour sa fabrication (190 MWh/m3). Ceci dit, pour avoir “bondexé” un certain nombre de menuiseries, j’ai tendance à surpondérer les avantages de l’alu ;-)

Et puis l’alu, c’est recyclable ;-)


Quelle est la durée de vie acceptable pour une maison ?

octobre 2, 2007

Si on se réfère au parc immobilier existant en France, rares sont les bâtisses de plus de 100 ans… et même les plus récentes sont rénovées souvent en profondeur au bout de 15 à 20 ans.

Alors quelle durée de vie demandez vous à votre maison ? J’avoue avoir un peu de mal à répondre.

Peut-être faut-il regarder cette question sous l’angle de son entretien, sa récurrence, son coût, etc. sous cet angle, 15 ou 20 ans semble acceptable, non ?


Toiture végétale: vu à la TV

septembre 30, 2007


Toiture végétalisée: cerise sur le gâteau

septembre 30, 2007

toit végétalLa toiture végétalisée est un concept encore extrêment marginal en France.

Ainsi, on se demande pour quelle raison saugrenue devrions-nous “planter” de la pelouse sur son toit. Mais à y regarder de près, on découvre quelques avantages non-négligeables tels que:

  • rafraichissement de la toiture: la face intérieure (racines) ne dépasse pas 20°C par temps chaud. Par conséquent, on réduit le besoin en climatisation (jusqu’à -10%).
  • absorbtion d’eau: le végétal absorbe une partie de l’eau de pluie. Certaines villes allemandes l’on subventionné pour éviter d’augmenter la taille des égouts.
  • absorbtion du CO2, assainissement de l’air: propriété appréciable en ville.
  • allongement de la durée de vie de la toiture: la couche végétale évite les chocs thermiques sur une toiture (pluie froide sur toit chaud par exemple).
  • réduction des nuisances sonores: le tapis végétal absorbe le bruit ambient.

Toutefois, il y a quelques inconvénients:

  • entretien périodique: il faut avoir un accès au toit pour entretenir (tondre, arroser) le végétal. Cela n’est pas si courant. Toutefois, je rappelle que ce type d’exigence rejoint celle concernant les panneaux solaire photovoltaïques (cf post précédent). D’autre part, certaines techniques permettent de limiter fortement le besoin en entretien, comme la végétalisation extensive.
  • Coût important: peu de sociétés proposent ce type de toiture. Le prix de revient est donc forcément important, surtout en prenant en compte des coûts additionnels tels que l’étanchéité ou le traitement anti-racine spécifiques à cette technique. D’après mes renseignements, cela environ 10 fois plus cher qu’une toiture classique.
    Par ailleurs, il semble que la France ne subventionne pas ce type de construction.
  • la végétalisation n’est possible que sur des toits à faible pente.
  • surchage de poids: le végétal + son terreau/substrat représentent un poids additionnel non négligeable. La toiture doit être dimensionnée en conséquence (surcout ?). Généralement, il est préférable de prévoir ce type de toiture dès la conception de la maison.

Bref, comme souvent, ce type de choix n’est pas forcément évident ou compatible avec vos contraintes. Le retour sur investissement semble (trop ?) long.

En tous cas, cela reste une option à garder en tête dans le cadre d’une démarche globale sur l’emploi d’energies vertes pour sa maison.


Maison à ossature bois: oui, mais…

septembre 30, 2007

chaletLa filière bois se développe sous l’impulsion de nos pays voisins (Autriche, Allemagne, Scandinavie) et elle offre aujourd’hui une alternative crédible à la construction maçonnée.

Parmi les avantages différenciants:

  • une maison à ossature bois peut être préfabriquée, et assemblée en usine avant d’être remontée sur votre terrain. Le gain de temps est énorme.
  • La qualité de la prestation est aussi au rendez-vous car les défauts sont vus en usine et la fabrication bénéficie d’outillages performants.
  • La construction en usine offre aussi une meilleure prédictabilité du résultat fini.
  • Autre avantage, l’ossature bois offre une structure à la fois rigide sur l’ensemble du bâti solidarisé, et une certaine tolérance de souplesse vis à vis de mouvements de terrain. En zone sismique, la maison à ossature bois présente ainsi les meilleures garanties de sécurité.
  • Enfin, l’ossature bois fait partie des matériaux les moins énergivores pour la construction. Son bilan écologique est très bon, et ce, malgré les nombreux traitements nécessaires à l’amélioration de ses performance.

Parmi les inconvénients, je citerai:

  • faible résistance au temps dans des zones humides: le bois a tendance à pourrir sous l’influence de l’humidité. Bien entendu, les constructeurs contredisent ce point en appliquant des traitements. Cela apporte certainement un effet positif en ralonger la durée de vie du bois. La question est: réellement de combien ?
    Paralellement, on peut se poser la question de la durée de vie acceptable pour une maison: 50 ans ? 100 ans ? 500 ans ? (je prépare un post sur ce sujet)
  • moindre solidité: si l’on réfère à la fable des 3 petits cochons, seule la maison maçonnée résiste au souffle du loup ;-) ça fait sourire mais dans l’imaginaire des gens, c’est bien ancré. Dans ma région par exemple, le bois était utilisé pour de petites maisons d’ouvriers qui ont progressivement laissé la place à des maisons maçonnées. Les rares maisons restantes en bois sont en très mauvais état…
  • difficulté de revente: dans des régions où le bois n’est pas ou peu utilisé, sa maison à ossature bois devient un produit exotique, hors norme.
  • faible inertie thermique: j’ai lu dans un site constructeur de maison à ossature bois que la faible inertie thermique était un avantage car elle permet de réchauffer la maison plus vite… je rétorquerai que elle se refroidit aussi très vite… en tous cas, cet inconvénient peut être compensé par une isolation appropriée, ainsi que l’ajout de parois à forte inertie thermique (brique, etc - voir mes differents posts sur ce sujet). Au passage, cela demande alors de la maçonnerie… à moins que d’autres solutions soient possibles ?
    En montagne, les chalets semblent très efficaces contre le froid: une épaisse couche de neige contribue efficacement à l’isolation en emprisonnant de l’air immobile…
  • Inflammable: la mémoire collective porte encore la trace de quelques grands incendies tragiques (Londres - septembre 1666 ou Moscou - septembre 1812, etc). Malgré les traitements, le bois reste un bon combustible…
  • Termites: ces insectes représente un véritable fléau dans certaines régions, dont Paris intra-muros où les vieilles constructions en bois sont souvent atteintes. Là aussi, les constructeurs bois appliquent des traitements mais la nature a le don de s’adapter et je ne serais pas surpris d’apprendre immuno-résistance de ces insectes un jour ou l’autre.

Bref, je reste un peu perplexe fasse à l’ossature bois dans ma région. En revanche elle me paraît tout indiquée dans des régions sismiques ou celles où le marché des maisons en bois est abondant.

Dernier point: le prix. Ici, je ne vois pas de problème particulier car cela ne me semble pas plus onéreux ou plus avantageux qu’une autre technique grâce à une filière bois dynamique qui a su se mobiliser pour ce marché en optimisant ses coûts de production.