Simulez votre performance énergétique avant et après travaux

mai 4, 2008

Je tiens à vous signaler une excellente initiative signée… EDF Bleu Ciel !

En effet, ils viennent de mettre à disposition du public un simulateur de performance énergétique pour votre maison dont le plus grand mérite, à mon sens, revient au respect de l’anonymat de l’utilisateur (trop souvent, les sociétés cherchent à connaître votre identité pour vous extorquer un rendez-vous, ou encore à revendre vos coordonnées aux plus offrants).

En outre, ce simulateur est très bien fait car très simple d’utilisation et présente des résultats synthétiques et compréhensibles.

Enfin, il est possible de simuler la mise en oeuvre de travaux et de constater leur impact sur la performance énergétique.

Bien entendu, la fin de la simulation vous invite à contacter leurs services mais cela me semble très bien dosé puisqu’il vous appartient de décider d’aller plus loin avec eux ou non. Vous pouvez aussi décider de consulter d’autres sociétés…

Bravo !


Pompe à chaleur air-air: la poule aux oeufs d’or

novembre 12, 2007

Vous vous demandiez où étaient passés ces vendeurs de cuisines ou de fenêtres PVC, commerciaux aux dents longues et aux techniques de vente d’une rare agressivité ?

Je vous le donne dans le mille: ils vendent des pompes à chaleur air-air (ou air-eau dans une moindre mesure) !

Pourquoi ?

Parce-que c’est facile à vendre car elles ne nécessitent pas de permis de construire, elles offrent d’excellentes marges notamment grâce aux subventions qui conduisent les gens à ne pas trop négocier le prix du matériel, et le filon est immense puisqu’il s’agit d’équiper la France entière !

Un seul crédo: avec l’augmentation du prix du pétrole, vous n’aurez bientôt plus les moyens de payer votre chauffage !

Ainsi, sous prétexte de répondre à une demande de devis pour un chauffe-eau solaire, on essaye de me refourguer une PAC air-air ou air-eau.

Je suis un peu caustique mais je n’aime pas beaucoup ce nouveau business. En outre, je n’aime pas beaucoup ce systeme:

  • c’est bruyant à l’extérieur (ventilateurs) et à l’intérieur (air pulsé pour une PAC air-air).
  • ça ne marche pas lors des periodes froides - il faut un chauffage d’appoint.
  • son efficicacité est moindre par rapport à la PAC à eau glycolée. Les vendeurs et fabricants ont tendance à enjoliver leur rendement. Au final, la facture d’électricité peut être salée…

Toutefois, sa mise en oeuvre est rapide et relativement simple. Son rapport qualité/prix peut s’avérer attractif, pourvu que vous ne soyez pas victime d’un filou ;-)

De plus, comme beaucoup de monde se lance dans ce business, on peut espérer une baisse des prix à moyen terme.

Il ne me reste plus à espérer que mes voisins ne se laissent pas séduire… sinon, adieu la tranquilité !


Biocarburants: un bien pour un mal

octobre 20, 2007

Tout d’abord je recommende la lecture de l’article de wikipedia sur ce sujet.

Dans le cadre de ce blog, je  m’interesse à l’utilisation de ce biocarburant pour remplacer les énergies fossiles utilisées par nos chaudières.

Après une première vague médiatique très favorable pointant sur la réussite du Brésil pour sa production d’ethanol à base de canne à sucre, de nombreuses voix s’élèvent pour fustiger un certain nombres d’inconvénients. En effet, le biocarburant est:

  • gourmand en surfaces cultivables, entrant directement en compétition avec les denrées alimentaires de base des populations (blé, mais, colza). Résultat, le prix des céréales s’envolent déjà, fruit d’une indexation sur le cours des énergies, dont la demande est croissante. Ce problème serait alors résolu par les biocarburants de seconde génération, utilisant des matières non liées à l’alimentation humaine telles que le bois.
  • gourmand en énergie pour sa production: le bilan est parfois nul entre l’énergie nécessaire pour sa transformation et sa mise à disposition de l’utilisateur final.
  • moins performant comparé à l’essence: une voiture éthanol consomme 30% de plus.
  • moins cher à la pompe car détaxé. Avantage massif pour le grand-public face au manque d’alternatives au carburant classique.
  • source de rejet de CO2 dans l’atmosphère. A la différence des énergies fossiles, le CO2 rejeté dans l’air suite à la combustion du biocarburant provient d’un CO2 déjà présent dans l’air et fixé par les plantes, contrairement aux énergies fossiles libérant du CO2 très “ancien”, qui vient s’ajouter au CO2 ambient actuel. Autrement dit, les biocarburants n’augmentent pas la quantité globale de CO2 présent dans l’atmosphère (à condition que ses modes de production, de conditionnement, de stockage et de transport soient neutre sur ce niveau); mais ils ne contribuent pas à la diminution de cette quantité de CO2 non plus.

Bien entendu, ces biocarburants sont fortement soutenus par les agriculteurs qui bénéficient de la hausse des prix, de même pour toutes les filières impliquées (forestiers, chimistes, distributeurs).

Personnellement, je trouve que le progrès apporté est trop faible et les inconvénients trop lourds pour accepter ce type de solution.

Il est certain que la logique financière va pousser au développement de cette nouvelle industrie où l’Europe, et la France en particulier, peuvent tirer d’immenses bénéfices.

J’invite chacun à se forger une opinion et à adapter son comportement de consommateur par rapport à ces enjeux. Moi je suis plutôt contre.


Nouveau devis installation CESI: cher, trop cher :-(

octobre 19, 2007

Vitosol 200-TIl y a quelque temps, je signalais ma bonne surprise concernant la liste des installateurs agrées par Qualisol: elle s’est allongée de manière significative, incluant même l’installateur chauffagiste de mon quartier.

J’ai donc pris l’initiative de l’inviter à me proposer un devis pour l’installation d’un CESI chez moi. Mon objectif ici est double: eau chaude sanitaire + appoint chauffage (j’ai déjà une chaudière à gaz). D’après un post précédent, cela paraissait beaucoup plus rentable.

Or, dans le cas présent, la facture s’avère beaucoup plus salée: autour de 15000 € pour une installation à usage eau-chaude sanitaire seul, ou alors autour de 30000 € pour une installation combinée (eau-chaude sanitaire + chauffage). Ces prix s’entendent “tout compris” :-(

Inutile d’espérer un quelconque retour sur investissement avant 10 ans ou 15 ans

J’ai quand même appris deux/trois petites choses:

les capteurs proposés ici sont des Vitosol 200-T de chez Viessmann, composés de tubes sous vide (voir photo ici). Ils sont plus chers que les panneaux classiques plats mais ils présentent quelques avantages tels que:

  • chaque tube peut être orienté individuellement (rotation sur l’axe) pour optimiser/compenser le manque d’ensoleillement dû à une “mauvaise” orientation de votre toiture.
  • chaque tube peut être remplacé individuellement tout en permettant une continuité de fonctionnement des autres tubes.
  • ils sont plus faciles à installer car modulaires avec une “rampe commune” et des tubes enfichables un à un. Selon cette logique, le temps d’installation est réduit et (par conséquent ?) son coût d’installation aussi. Comme les subventions portent majoritairement sur le matériel, tout le monde s’y retrouve !

Pour un usage mixte (chauffe-eau sanitaire + chauffage), la capacité du ballon est doublée: elle passe de 350l à 700l. L’eau stockée est entièrement réchauffée par les panneaux solaires (compter 8 heures environ), tandis que le chauffage d’appoint ne réchauffera que la moitié supérieure du ballon. Ce dernier permet en effet de réchauffer l’eau en 10min seulement. Il peut donc être sollicité à volonté selon le besoin, tout en évitant de réchauffer inutilement une trop grande quantité d’eau.

Lors d’un bel ensoleillement, l’eau du ballon peut monter à de très hautes températures (90°C ou 95°C). On utilise alors la fraîcheur de la nuit pour le refroidir avec les panneaux solaires. Ici, il faut éviter l’écueil de surdimensionner les panneaux solaires qui pouraient conduire à la surchauffe complète du système. Un surchauffe permanente du liquide caloporteur conduit à une destruction prématurée du système.

De même, l’eau chauffée du ballon ne doit pas être injectée directement dans le chauffage car sa forte température conduirait à des pics de chauffage très désagréables. Il faut donc utiliser un mélangeur pour mélanger de l’eau froide (ou plutot l’eau du retour chauffage). La même règle s’applique à l’eau des robinets qui serait trop chaude telle quelle. Au passage, ce système permet de ralentir la consommation des calories du ballon d’eau chaude, prolongeant ainsi les bénéfices de la production de chaleur des panneaux solaires.

Ainsi, l’installation est aussi beaucoup plus sophistiquée puisqu’elle combine un double système de chauffage: solaire + chaudière conventionnelle. En l’occurence, cette dernière n’est pas si conventionnelle car elle doit permettre ce type d’usage, ce qui n’est pas le cas de ma vieille chaudière actuelle. Je dois donc inclure une nouvelle chaudière gaz à condensation dans mon devis (ce qui justifie la grimpette de la note jusqu’à 30000 €).

Autre détail: mon chauffagiste n’est pas habilité à installer des panneaux sur mon toît. Plus précisémen, il n’est pas couvert par son assurance pour ce type d’intervention. Donc l’installation des panneaux sur la toiture est sous-traitée à un couvreur professionnel. Là encore, on peut trouver matière à augmenter les couts…

Coté maintenance, on peut s’attendre à des coûts légèrement supérieurs à mon installation actuelle, avec en sus, le besoin de vérifier les paramètres solaires (consignes, pressions, remplacement eventuel du liquide caloporteur, etc). En revanche, il est intéressant de noter que la durée de vie du système est quasiment sans limite car tout est modulaire et changeable par partie.

Enfin, il faut dire que ce type de configuration est largement optimisé par l’emploi de planchers chauffants puisque la température de l’eau n’y dépasse jamais 40°C. Dans mon cas, avec des radiateurs en fonte alu, je cumule les handicaps…

Dernier point: les subventions. J’ai appris ici que le dossier doit être bien ficelé (plan de masse, certification des installateurs, etc.) pour être soumis à des commissions d’approbation. Un usage inconsidéré (y compris une mauvaise orientation des panneaux) de ces panneaux peut conduire à un refus de subventions !

Conclusion ? je garde mes sous pour emmener ma famille sous les cocotiers cet hiver ;-)


La cogénération: un bilan mitigé mais prometteur

octobre 12, 2007

Le but d’une cogénération est la production simultanée d’électricité et de chaleur.

L’électricité produite sera soit consommée sur place, soit revendue sur le réseau national.
La chaleur quant à elle sera utilisée en chauffage et/ou pour le réchauffage de l’ECS (Eau Chaude Sanitaire).

La cogénération apporte donc l’intérêt de réaliser une économie “d’énergie primaire”. On consomme moins de combustible pour produire autant d’énergie.

La cogénération nécessite toutefois de fonctionner autour d’un rendement constant moyen:

  • En cas de besoin ponctuel plus important, il faut prévoir un système d’appoint.
  • En cas de baisse ponctuelle du besoin, il faut désactiver la cogénération ou accepter de perdre l’energie produite.

Le combustible peut être de diverses natures, fossile, biomasse, biogaz, bois, etc.

L’offre pour particuliers semble réduite voire confidentielle. La complexité du système aboutit à des couts de fabrication élevés qui deviennent amortissables sur de moyennes ou grosses installations. Le peu de volume de ventes ne favorise pas une baisse de prix rapide. Par ailleurs, on trouve peu d’installateurs pour particuliers, voire pas du tout.

La combustion par cogénération produit du CO2. Sous cet angle, le bilan est assez peu satisfaisant, bien que cela constitue déjà un progrès par rapport à une chaudière classique.

Toutefois, la cogénération me parait interessante pour l’avenir car:

  • cela permet la valorisation de certaines énergies renouvelables (biomasse, bois, etc)
  • les progrès technologiques vont optimiser la partie combustion (pile à combustible par exemple)
  • associée à la production de froid, la cogénération devient trigénération avec un rendement global encore amélioré
  • le principe de fond est tout à fait valable: quand on produit de la chaleur, on peut souvent produire de l’electricité ou du froid car ils sont intimement liés par les lois de la physique.

Ceci dit, je ne vois cette technologie pour la maison indivuelle à court ou moyen terme.


Energies propres: technique, compliqué et cher !

octobre 8, 2007

On a beau regarder le thème des énergies renouvelables sous différents angles, on en revient toujours au même constat lorsqu’il s’agit de les mettre en oeuvre:

  • technique: ces énergies utilisent toutes sortes d’acronymes, et demandent un savoir-faire assez pointu dans des domaines multiples tels que l’électricité, la plomberie, le suivi de chantier, l’aérologie,  et même la fiscalité. Heureusement, de nombreux sites et blogs foisonnent sur le sujet (tel que celui-ci ;-) ) et on peut se renseigner à l’infini. La difficulté réside alors dans la synthèse de cette masse d’information.
  • compliqué: la technicité rend l’exercice complexe, de même pour la fiscalité ou encore les démarches administratives où il faut parfois réaliser un véritable parcours du combatant, à travers les différents guichets locaux, régionaux, nationaux, associatifs, EDF, etc.
  • cher: les énergies renouvelables sont chères, peut-être encore d’avantage en France qu’ailleurs.  Dans un pays où l’électricité compte parmi les moins chères du monde, les volumes de vente restent faibles. Par ailleurs, tous les mécanismes d’aides et de subventions ont parfois pour effet pervers de maintenir les prix artificiellement hauts.

Ainsi, la mise en oeuvre des énergies propres plaide largement en faveur des installateurs agréés, en particulier pour ceux offrant une approche “tout-en-un”, prenant en charge la complexité et la technicité de ce domaine.

Autrement dit, il semble risqué et peu rentable de se lancer seul  dans la mise en oeuvre de ces énergies. Il me parait préférable de comparer les offres à travers quelques devis.

Petite illustration:  certaines subventions (régionales notamment) prévoient une subvention de la partie “main d’oeuvre” de votre installation. Elles viennent en complément du crédit d’impôt qui s’applique uniquement sur la partie matérielle des travaux.

Autre exemple: lors d’une installation photovoltaique, EDF n’accepte pas l’ordre d’achat sans l’attestation de conformité produite par un installateur agréé.


Le poêle à bois: une énergie faussement écologique

octobre 4, 2007

Le poêle à bois apparaît souvent dans les solutions écologiques pour remplacer les énergies fossiles. Les chaudières à bois sont d’ailleurs subventionnées par l’état au même titre que les panneaux solaires ou les chaudières gaz à condensation, donnant droit jusqu’à 50% de crédit d’impôt depuis janvier 2006poele.

Il est vrai que ces systèmes utilisant le bois comme combustible présente une efficacité de chauffage appréciable (jusqu’à 90%) et très peu de bois suffit à produire une chaleur importante pendant une longue période. Ce sont donc des systèmes économiques, bon marché.

En revanche, ils rejètent du CO2 dans l’atmosphère. De ce point de vue, je ne vois pas le progrès pour l’environnement, surtout en ville où l’effet de concentration accentue les désagréments.


Achat groupé: un moyen efficace de baisser les prix ?

octobre 3, 2007

L’achat groupé est en effet possible à travers differents canaux tels que les associations, les sites communautaires, etc.

On retrouve souvent le même mode de fonctionnement:  la date d’achat étant  fixée à l’avance, il vous suffit de déclarer votre engagement dans la vente selon les conditions annoncées, où le prix est généralement plus attractif que dans le commerce.

Il est toutefois difficile de connaître le prix du marché car ces produits ne sont pas encore très répandus, notamment dans la grande distribution.

Il faut aussi noter que son installation reste à faire et, en France, seul le matériel acheté à travers un installateur, puis installé par ce même installateur professionel, permet d’obtenir les déductions d’impôts.

Autrement dit, l’achat groupé ne semble pas rentrer dans cette catégorie et on s’expose alors à devoir tout financer, sans subventionnement.

Une pirouette reste possible: trouver un installateur compréhensif…

Cela dit, c’est tout de même une voie à explorer car certains prétendent obtenir des prix tellement compétitifs qu’il deviennent abordables sans subventions !

Je n’ai pas personnellement vérifié, mais si vous avez des infos, merci de les partager.

Pour info, j’ai dénombré quelques sites d’achats groupés:


Toiture végétale: vu à la TV

septembre 30, 2007


Toiture végétalisée: cerise sur le gâteau

septembre 30, 2007

toit végétalLa toiture végétalisée est un concept encore extrêment marginal en France.

Ainsi, on se demande pour quelle raison saugrenue devrions-nous “planter” de la pelouse sur son toit. Mais à y regarder de près, on découvre quelques avantages non-négligeables tels que:

  • rafraichissement de la toiture: la face intérieure (racines) ne dépasse pas 20°C par temps chaud. Par conséquent, on réduit le besoin en climatisation (jusqu’à -10%).
  • absorbtion d’eau: le végétal absorbe une partie de l’eau de pluie. Certaines villes allemandes l’on subventionné pour éviter d’augmenter la taille des égouts.
  • absorbtion du CO2, assainissement de l’air: propriété appréciable en ville.
  • allongement de la durée de vie de la toiture: la couche végétale évite les chocs thermiques sur une toiture (pluie froide sur toit chaud par exemple).
  • réduction des nuisances sonores: le tapis végétal absorbe le bruit ambient.

Toutefois, il y a quelques inconvénients:

  • entretien périodique: il faut avoir un accès au toit pour entretenir (tondre, arroser) le végétal. Cela n’est pas si courant. Toutefois, je rappelle que ce type d’exigence rejoint celle concernant les panneaux solaire photovoltaïques (cf post précédent). D’autre part, certaines techniques permettent de limiter fortement le besoin en entretien, comme la végétalisation extensive.
  • Coût important: peu de sociétés proposent ce type de toiture. Le prix de revient est donc forcément important, surtout en prenant en compte des coûts additionnels tels que l’étanchéité ou le traitement anti-racine spécifiques à cette technique. D’après mes renseignements, cela environ 10 fois plus cher qu’une toiture classique.
    Par ailleurs, il semble que la France ne subventionne pas ce type de construction.
  • la végétalisation n’est possible que sur des toits à faible pente.
  • surchage de poids: le végétal + son terreau/substrat représentent un poids additionnel non négligeable. La toiture doit être dimensionnée en conséquence (surcout ?). Généralement, il est préférable de prévoir ce type de toiture dès la conception de la maison.

Bref, comme souvent, ce type de choix n’est pas forcément évident ou compatible avec vos contraintes. Le retour sur investissement semble (trop ?) long.

En tous cas, cela reste une option à garder en tête dans le cadre d’une démarche globale sur l’emploi d’energies vertes pour sa maison.