Pour ceux qui se posent la question du tarif de rachat, vous pouvez bien-entendu consulter le site de l’ADEME.
Je vous recommande sinon ce lien officiel:
Pour ceux qui se posent la question du tarif de rachat, vous pouvez bien-entendu consulter le site de l’ADEME.
Je vous recommande sinon ce lien officiel:
Suite au commentaire d’Anne-Marie, lectrice éclairée de ce blog, je trouve utile de créer ce post pour partager plus largement ce sujet de discussion. Le problème posé est le suivant:
Considérant la construction d’une maison neuve avec mise en oeuvre d’une géothermie pour les besoins de chauffage, est-il judicieux d’attendre 2 années supplémentaires pour installer des panneaux solaires photovoltaiques pour couvrir la consommation électrique de la géothermie et bénéficier d’une TVA réduite à 5,5% contre 19,6% pour une maison neuve ?
Le cas étudié ici présente les caractéristiques suivantes:
Analyse:
En fait, la TVA n’est pas le critère discriminant de cette réflexion mais plutôt le plafonnement du crédit d’impôt.
Je m’explique: sur les panneaux solaires PV, la différence de TVA entre 5,5% et 19,6% sur 7000€ représente 987€. Or durant les 2 années d’attente pour bénéficier de la TVA à 5,5% conduit à payer une facture EDF de 1000€ (2 x 500). La différence de TVA s’annule.
En revanche, côté crédit d’impôt, le plafond de 16000€ sur un global de dépenses sur 3 années consécutives pèse lourd dans la réflexion. En effet, après avoir dépensé 16200€ dans votre géothermie, il ne vous reste plus de crédit d’impôt disponible pour les panneaux solaires.
Il est donc judicieux d’attendre non pas deux années mais plutôt 3 années pour “régénérer” votre crédit d’impôt…
Attention toutefois:
Quel est votre expérience vécue sur ce type de situation ? merci de votre retour !
A priori, la mesure semble attractive: 5,5% de TVA pour les maisons à Haute Qualité Environnementale. En effet, ce type de mesure aurait probablement un effet massif sur le comportement des bâtisseurs et surtout sur celui des gens, comme cela peut se mesurer aujourd’hui au succès de la rénovation de l’habitat (TVA à 5,5% pour les maisons de plus de 2ans). La raison est simple: sur un projet de construction à 300000 €, la TVA représente 58800 € environ à 19,6% contre une TVA de 16500 € à 5,5%, soit un écart monumental de 42300 €.
Toutefois, dans le détail, il faudra regarder les modalités associées à ce type de mesure: faudra-t-il justifier la performance énergétique avec une expertise ou faudra-t-il recourir à une entreprise de construction certifiée HQE, ou faudra-t-il présenter une labelisation (HQE, PassivHaus, etc.) ?
Suivant le parti pris, cette mesure pourrait rapidement se faire cannibaliser par les intermédiaires de tout poil (cf articles précédents sur les subventions et leurs travers). A priori, je préfère la première formule qui a le mérite d’être indépendante et factuelle. Reste à déterminer les critères admissibles.
Au passage, il est bon de rappeler que la TVA sert au financement de la Communauté Européenne. Si j’ai bien compris, cette mesure doit donc être approuvée à l’unanimité par tous les membres. Or les plus grands bénéficiaires des subventions sont les nouveaux entrants qui n’ont pas forcément une vocation prioritaire à l’écologie mais plutôt à se développer et se moderniser. Dans le même temps, les premiers entrants, les plus modernes, ont clairement identifié le green power comme un relais de croissance pour ces prochaines années. Le match s’annonce serré, mais je reste positif sur son issue, dans un contexte où l’énergie fossile atteint des niveaux de prix inconfortables pour tous.
Par contre, je ressents une impression diffuse d’une certaine cacophonie vis-à-vis du Grenelle de l’Environnement où un certain nombre de mesures ont été annoncées, comme l’obligation de performance énergétique d’ici 2012 par exemple. Ainsi, d’un côté, la TVA serait incitative, mais d’ici 2012, une certaine forme de contrainte risque d’apparaitre… (bonus/malus, etc). D’un autre côté, la TVA est peut-être la seule mesure dépendant d’une unanimité à la Commission Européenne. Dans ce cas, il est interessant de la médiatiser seule pour interpeller nos pays voisins (la pression exercée est ainsi plus forte car concentrée sur un point).
Enfin, tout ceci bouleverse un peu mon projet de construction de maison à haute performance energétique car j’ai l’impression qu’avec un peu de patience, je peux gagner plus de 40000 €, de quoi s’offrir quelques vacances de rêve
Je tiens à vous signaler une excellente initiative signée… EDF Bleu Ciel !
En effet, ils viennent de mettre à disposition du public un simulateur de performance énergétique pour votre maison dont le plus grand mérite, à mon sens, revient au respect de l’anonymat de l’utilisateur (trop souvent, les sociétés cherchent à connaître votre identité pour vous extorquer un rendez-vous, ou encore à revendre vos coordonnées aux plus offrants).
En outre, ce simulateur est très bien fait car très simple d’utilisation et présente des résultats synthétiques et compréhensibles.
Enfin, il est possible de simuler la mise en oeuvre de travaux et de constater leur impact sur la performance énergétique.
Bien entendu, la fin de la simulation vous invite à contacter leurs services mais cela me semble très bien dosé puisqu’il vous appartient de décider d’aller plus loin avec eux ou non. Vous pouvez aussi décider de consulter d’autres sociétés…
Bravo !
Je rentre de quelques jours de vacances au Maroc où nous avons pu profiter d’un soleil généreux et puissant
En revanche, il ne faut pas beaucoup de temps pour se rendre compte de l’absence totale de panneaux solaires, photovoltaique ou à production d’eau chaude… quel gâchi !
Dans le même temps, j’ai été frappé d’apprendre les projets de constructions de centrales nucléaires dans certains pays du Maghreb où Areva serait bien heureux d’y décrocher des contrats myrifiques…
Pourtant, il semble facile d’imaginer un cadre juridique et fiscal incitatif pour les investisseurs qui pourraient booster la production d’énergie solaire, la création d’une industrie de fabrication, de Recherche et Développement, etc. dans une région extrêmement propice, bénéficiant d’une main d’oeuvre abondante, qualifiée, peu chère et d’un climat favorable.
Mes amis, il n’est pas trop tard pour exploiter des atouts considérables pour devenir la Silicon Valley du Solaire…
Les certificats verts sont encore méconnus. La meilleure description me semble être produite par l’HESPUL sur son site. Pour résumer, il s’agit de certificats attestant la production d’énergie renouvelable. En théorie, ces certificats peuvent être ensuite revendus à des tiers à des fins de compensation (utilisation ou production d’énergie polluante compensée par l’achat de certificats verts) ou à toute autre fin (éthique, etc.).
A priori, ces certificats semblent s’adresser aux gros producteurs d’energie verte puisqu’il faut débourser 800 € HT par installation puis 0,05€ par MWh pour obtenir l’enregistrement de sa production verte.
Ensuite, la valeur de ces certificats reste aléatoire puisque leur diffusion reste extrêmement restreinte voire nulle en France. A terme, ces certificats devraient pouvoir être côté en bourse ou encore valorisés par une garantie d’Etat.
Cependant, aujourd’hui, ces certificats verts restent un potentiel en devenir dont le développement reste dépendant d’un engagement volontariste des Etats. La France reste attentiste sur le sujet pour le moment.
Personnellement, je trouve le concept très prometteur car il pourrait donner un coup de fouet à la production verte en apportant un complément de revenu intéressant voire important aux producteurs d’énergie verte. Les calcul de rentabilités peuvent s’en ressentir très nettement.
Pour mémoire (d’après l’article de l’Hespul),
« RECS » (Renewable energy certificate system) est une organisation internationale qui a été créé en 2001 à l’initiative de quelques grandes compagnies énergétiques (dont EDF-Branche développement, une partie d’EDF qui est dans le secteur concurrentiel).
Son objectif est la mise en place d’un « marché harmonisé d’échange de certificats verts » en faveur duquel elle se propose d’« exercer un lobbying puissant sur les dirigeants nationaux et européens » comme l’explique la page d’accueil de son site Internet.
A suivre…
L’association ENERPLAN vient de publier la mise à jour de la liste des aides octroyées par les différents organismes publics (Département, ADEME, Conseil Général, Communité Urbaine, Commune, etc) pour les énergies solaires.
Cette liste est ventilée par régions Françaises.
Il en ressort une grande disparité. En gros, on peut résumer comme suit pour les particuliers:
Je suis un peu surpris de ne pas trouver des aides plus fortes dans les régions les moins ensoleillées. Il y a certainement un rationnel qui m’échappe (les aides sur l’éolien sont elles fortes en Bretagne ?)
Dans les régions où l’ensoleillement est un peu faible ou encore dans ces régions où les subventions sont timides, le coût initial de vos panneaux solaires peut s’avérer extrêmement long à amortir.
Une solution existe: le solar tracker, ou encore le “suiveur solaire”.
Le sun tracker permet de placer au mieux le panneau par rapport au positionnement du soleil (orthogonal au rayonnement si possible). En effet, la position du soleil varie constamment, à la fois pendant la journée, mais aussi pendant les différentes périodes de l’année.
L’idéal consiste donc à utiliser un solar tracker à six axes pour suivre réellement le soleil. Il existe aussi des solar trackers à 2 axes pour adapter le tilt correspondant à l’inclinaison saisonnière.
D’après mes recherches sur le web, un tel système permet d’augmenter le rendement entre 45% et 60%.
Ces sun trackers sont d’autant plus attractifs qu’ils consomment très peu (qques watts par jour) et ils représententeraient un surcout d’environ 0,6 €/Wc (information difficilement vérifiable à moins d’être confronté à un cas réel).
Dans mes recherches, les cas d’usage presentent systématiquement le photovoltaïque. Je n’ai pas vu de solar tracker utilisé pour le CESI. A priori, on pourrait aussi l’imaginer.
Bien entendu, ce type de système suppose un dégagement minimum pour permettre le libre mouvement dans tous les sens. C’est donc incompatible avec une intégration toiture, sauf peut-être pour les systèmes à 2 axes (je n’ai pas encore trouvé d’exemple).
Dernier point: l’entretien. Apparemment, les solar trackers ne sont pas garantis très longtemps (2 ans). Il faut s’assurer que les coûts de maintenance ne soient pas prohibitifs. De même, les sun trackers à 6 axes reposent généralement sur 1 pied dont la résistance aux contraintes doit être particulièrement soignée du fait de la prise au vent des panneaux montés sur ce pied.
Quelle est votre expérience ? les prix sont-ils corrects ?
Ce lien cite quelques sociétés fournisseuses de solar trackers. il en existe d’autres.
Je publie ce petit article pour vous rappeler une évidence: si vous souhaitez installer un système utilisant les énergies renouvelables, il faut vous lancer maintenant dans la phase active de votre projet.
En effet, la plupart de ces solutions offre des possibilités de défiscalisation et de subventions diverses (mairie, département, région, ADEME, etc). Sujet déjà évoqué sur ce blog.
Or toutes ces aides demandent la constitution d’un ou plusieurs dossiers dont les délais peuvent atteindre fréquemment 3 mois voire 6 mois.
De même, il faut prévoir parfois des déclarations administratives (déclarations de travaux en mairie, déclaration chez EDF, etc.) qui demandent toutes un certain délai.
Dernier facteur temporel: la disponibilité des entreprises / artisans. La demande est de plus en plus forte et leurs délais s’allongent (surtout les bons).
Donc, si votre intention est de bénéficier des aides sur votre déclaration fiscale 2008, il faut avoir conscience de boucler votre commande avant Juillet. Au delà, vous prenez un risque…
J’en ai rêvé, Netvibes l’a fait: grâce à sa toute dernière version “Ginger”, je peux enfin partager mon univers avec vous
Ainsi, vous pouvez rester au top de l’information sur les énergies renouvelables.
J’espère que cela vous plaira. En retour, j’attends vos suggestions d’amélioration avec impatience !!!
Bonne lecture et rendez-vous bientôt pour commenter les points chauds de l’actualité chère à Green Power House…