Depuis le 1er Juillet 2007, les marchés de l’électricité et du gaz sont ouverts à la concurrence pour les particuliers. Autrement dit, tout consommateur final d’électricité et/ou de gaz naturel peut, pour chacun de ses sites de consommation, librement choisir son fournisseur d’électricité et/ou de gaz naturel.
De plus amples détails sont disponibles ici.
Je ne sais pas pour vous, mais tout cela me rappelle l’ouverture du marché des télécoms où il est possible de choisir librement son fournisseur d’accès à internet, tout en résiliant son abonnement à France Télécom, l’opérateur historique.
Personnellement, j’ai largement exploré cette nouvelle liberté puisque j’ai changé 3 fois d’opérateur télécom en 7 ans. La première fois visait clairement à réduire mes coûts de télécoms puisque les nouveaux entrants proposaient un rabais significatif tout en offrant un débit supérieur. En revanche, au fil des déboires techniques et commerciaux, les changements suivants étaient plutôt motivés par l’aspiration à une certaine qualité de service (hotline compétente, fiabilité du service, etc). Au passage, nous avons essuyé de nombreuses et longues interruptions de services.
Or si, dans le cas des télécoms, une coupure de service peut générer une certaine frustration et/ou de l’énervement, cela ne prête pas d’avantage à conséquence. En revanche, dans le cas d’une fourniture d’énergie, cela m’est absolument inenvisageable. On ne peut pas vivre sans énergie (chauffage, réfrigérateurs, congélateurs, éclairage, etc) surtout avec des enfants en bas âge.
D’autre part, sous-couvert de confirmation, il me semble avoir entendu dire que la résiliation de l’abonnement EDF pour un fournisseur alternatif entrainerait la perte définitive du tarif régulé au profit du tarif concurrentiel. Ceci peut s’avèrer fâcheux lorsque vous décideriez de retourner chez EDF après une expérience malheureuse chez un fournisseur alternatif. Ceci dit, cette régulation des tarifs est une anomalie en soi dans un contexte d’ouverture à la concurrence. Elle est amenée à disparaître au fil du temps, notamment sous la pression de Bruxelles.
Dans le même temps, les nouveaux fournisseurs redoublent d’efforts pour nous inciter à changer, notamment en communicant sur une contribution importante des énergies renouvelables dans leurs approvisionnements.
Personnellement, tout cela reste insuffisant face aux risques mentionnés ci-dessus, notamment au regard de mon expérience télécom. A priori, je ne suis pas un cas isolé comme semble confirmer cet article récent.
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