Pollution intérieure: une bombe à retardement

janvier 9, 2008

Ce sujet est curieusement assez peu évoqué et les gens (nous, moi, vous) se soucient assez peu du problème de la pollution de l’air intérieur.

C’est d’autant plus curieux que la pollution de l’air extérieur est beaucoup médiatisée. Ainsi, un organisme tel que Airparif doit paraitre familier pour bon nombre d’entre nous.

Pourtant, cette pollution intérieure est réelle et peu s’avérer plus nocive que l’air extérieur. Ainsi j’ai découvert récemment l’existence de l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur, et le bilan de leurs campagnes de mesures est éloquent. On constate ainsi la présence d’une multitude de polluants avec des dosages plus ou moins forts.

Les pathologies associées peuvent être lourdes de conséquences, surtout pour les gens citadins comme moi qui passent autour de 22h sur 24h dans les environnements confinés…

D’ailleurs, je suis personnellement victime d’allergies chroniques depuis peu (nez bouché, éternuements, etc.), et ma fille aussi. De même, on entend dire que le nombre de personnes allergiques est en constante progression, et on s’empresse de désigner l’air extérieur comme le seul coupable…

Comment lutter ?

D’abord, il faut une vraie prise de conscience collective. Cela passe certainement par l’information, peut être aussi par la mise en place d’un diagnostic de pollution intérieure au même titre que les autres diagnostics déjà imposés lors de la vente ou de la mise en location d’un bien immobilier.

Ensuite, il faut veiller à éliminer ces sources de pollution - la méthode est alors adaptée au type de pollution. Par exemple, il existe des peintures écologiques (sans solvants), des isolants écologiques, etc.

De même, la prise de conscience du problème permet d’intégrer cette exigence dans le cahier des charges vis à vis des constructeurs et artisans intervenants dans vos projets.

A défaut de pouvoir éliminer ces sources de pollution, il faut ventiler régulièrement votre espace intérieur, soit en ouvrant les fenêtres, soit en ayant recours aux VMC et autres puits canadiens (cf posts précédents); ces dernières solutions étant préférables d’un point de vue performance énergétique.


Subventions: un cercle vicieux

novembre 4, 2007

Les subventions correspondent à une série de mesures incitatives mises en oeuvre par une administration ou collectivité afin d’accéler et d’amplifier l’utilisation de produits en début de cycle industriel dont le prix est encore trop élevé pour le grand public.

Dans le domaine des énergies renouvelables, ces subventions sont octroyées par de multiples organisations (état, mairie, département, région) sous de multiples formes (primes, crédit d’impôt, prêt à taux zéro, récupération TVA, TVA réduite, etc)

Résultat, aujourd’hui les devis présentent systèmatiquement une structure tarifaire incluant les subventions. Ces subventions sont généralement assujeties à l’acceptation d’un dossier, à l’installation par un professionnel agréé et à l’emploi de matériel répondant à certaines normes précises.

Dans ce contexte, les prix se retrouvent très souvent gonflés car:

  • l’installateur étant incontournable dans le mécanisme de subventionnement, le prix de revente du matériel subit une augmentation correspondant à une marge supplémentaire prise par l’intermédiaire de l’installateur. Cette “surmarge” tient généralement compte du niveau de subventionnement…
  • l’installateur étant incontournable dans le mécanisme de subventionnement, les grandes surfaces ne peuvent pas écouler du matériel seul. L’effet vente en volume ne peut pas fonctionner ici.
  • Le matériel devant répondre à certaines normes, leur certification a pour effet de limiter le nombre de produits et de constructeurs autorisés sur le marché Français (bien que les normes aient le mérite d’apporter une structuration nécessaire).

Ainsi, au lieu de favoriser temporairement des produits en devenir, les subventions profitent à un “éco-système” qui adapte ses tarifs en fonction de la manne disponible des subventions. Cette situation peut ainsi durer longtemps puisque l’éco-système y puise ses plus grands bénéfices.

De plus, le tarif de rachat de l’électricité correspond là aussi à une forme de subventionnement puisqu’il est bien supérieur au tarif de vente par EDF.

On peut disserter sur le niveau de prix pratiqué par EDF car je ne suis pas certain que ses tarifs tiennent compte de tous les coûts liés au cycle de vie de l’énergie utilisée - et je pense ici au nucléaire, notamment ceux liés au retraitement des déchets radioactifs ou encore au démantèlement des centrales. De même, tous les coûts liés à la recherche et développement sont imputés sur des organismes externes à EDF tels que le CEA (Commissariat à Energie Atomique).

D’un autre côté, du point de vue d’EDF, il ne finance pas non plus la R&D des panneaux solaires, ni leur installation ou leur recyclage.

Cela dit, si les gens s’équipaient massivement en panneaux solaires, EDF serait confronté à une aberration économique puisqu’il acheterait une énergie plus chère qu’il ne pourrait la revendre. Cette surprime reste donc acceptable tant que le phénomène reste marginal.

Il me semble qu’une approche plus viable à long terme consisterait à ne racheter que le surplus de production par rapport à sa consommation. La revente totale serait alors impossible. Le prix de rachat minimum serait alors indexé sur le coup de production moyen + une marge suffisante permettant un amortissement sur une durée raisonnable. Avec ce mode de fonctionnement, les non producteurs payeraient un premium correspondant au prix de rachat de l’électricité + les frais de maintenance du réseau EDF + la marge commerciale d’EDF. Ce type de fonctionnement demande une transparence parfaite des comptes d’EDF avec une ventilation des ses coûts structurels (distribution, production énergie, rachat, recyclage, entretien, etc.).


Après l’amiante, le PVC ?

octobre 30, 2007

La semaine dernière, j’ai eu la chance d’assister à une conférence autour des techniques de cablage telecom dans le bâtiment.

A cette occasion, un des plus gros fournisseurs mondiaux d’infrastructures de télécoms relaya une rumeur visant l’interdiction pure et simple de l’usage du PVC dans le bâtiment en raison de sa nocivité latente.

Une grondement inquiet se fit entendre alors parmi l’assistance car le PVC entre dans la composition de nombreux dérivés tels que les huisseries, les gaines de câblage électrique, les cables eux-mêmes, etc.

Les coûts associés à une telle interdiction seraient très importants, sans compter les éventuelles plaintes concernant la santé publique comme celles en cours autour de l’amiante.

A ce sujet, je rappelle  mon article sur le PVC dans les puits canadiens


Une loi pour imposer les lampes basse-consommation

septembre 23, 2007

J’ai entendu parler de cette idée quelque part mais je ne me souviens pas de la source.

En tous cas, j’aime bien cette idée, simple et efficace, où les lampes gourmandes en énergies seraient interdites (filament, halogène, spots).

Chez moi, j’ai déjà pris ce parti et je m’en félicite tous les jours: la luminosité est supérieure, les modèles de lampes sont de plus en plus variés et permettent une adaptation facile aux lustres et appliques murales.

Dernière découverte en date: les spots basse consommation qui utilisent soit des LED (le problème, c’est qu’il n’en existe pas en lumière blanche), soit un gaz néon enroulé dans un tube (voir exemple Leroy-Merlin ci-dessous - je vous jure: je ne marche pas pour eux ;-) ).

Spots basse conso Leroy-Merlin

Bref, aujourd’hui il est possible de passer à l’acte.

Une législation pourrait donner un coup de pouce indéniable pour faire baisser les prix.


Interdisons le parpaing

septembre 20, 2007

ParpaingLe parpaing, ou plus exactement bloc de béton, est, encore aujourd’hui, le matériau de prédilection de beaucoup de constructeurs car il est peu cher, notamment grâce à l’époque des constructions massives de logements sociaux.

Or les performances énergétiques du parpaing sont plutôt médiocres:

  • faible isolation
  • faible conductivité thermique
  • porosité à l’humidité
  • gourmand en ciment (colle, enduits, etc)

Par conséquent, il paraît illusoire de vouloir atteindre de hautes performances énergétiques (et de confort thermique) sur l’ensemble des constructions neuves en ayant recours au parpaing.

La solution me paraît évidente: l’interdiction du parpaing. Dans ce cas, les constructeurs seraient contraints d’employer des matériaux plus performants, et de se former aux techniques nouvelles (joints minces sur briques monomur, ou ossature bois, etc.). On obtiendrait ainsi rapidement d’importantes économies d’échelle grâce aux gros volumes reportés sur les matériaux nobles.

Qu’en pensez-vous ?


Puits canadien: évitez le PVC !

septembre 18, 2007

Derrière un concept simple (cf posts précédents) se cache un piège: le PVC.

Le polychlorure de vinyle ou chlorure de polyvinyle est un polymère thermoplastique, connu généralement sous le sigle PVC (de l’anglais polyvinyl chloride).

Si le PVC est autant décrié, soupçonné de contribuer aux pluies acides, au rejet de dioxines et aux cancers c’est pour 2 raisons : sa plastification et son incinération (cf wiki).

Le puits canadien permet de ventiler correctement la maison et de réguler le taux d’hygrométrie dans la maison.

Or l’air brassé est aussi l’air que vous respirez. or les tuyaux et autres gainages nécessaires au puits canadien peut représenter plusieurs (dizaines de) mètres, offrant une surface de contact importante au dégazage du PVC.

Je conseille donc de remplacer le PVC par un matériau neutre: inox, brique, etc.

Idem pour les conduits d’aération de la VMC (Ventilation Mécanique Centralisée) répartie dans la maison.


Eolien: NON aux parcs éoliens qui défigurent nos paysages, OUI à l’éolien individuel

août 22, 2007


Quel scandale pour les générations futures !!!

Après la pensée unique sur le nucléaire, voici la pensée unique sur l’éolien: non content d’avoir balafré nos horizons avec des lignes à haute tension, on nous impose maintenant de grands parcs éoliens dans les points hauts de nos campagnes, juchés à 30mètres au dessus de la cime des arbres.

Pourquoi ne pas privilegier l’équipement individuel, mixant éolien et/ou panneaux solaires ? Au passage, si chaque maison était équipée, aurions-nous besoins de centrales nucléaires ou de parcs éoliens ?

La réponse est assez simple: les parcs éoliens sont développés par des industriels concentrés sur ce sujet pour faire un maximum de profit. Les personnes responsables de la délivrance des différents permis de construire sont alors la cible facile de ces entreprises.

Citoyens: mobilisez-vous pour vos générations futures !!!