Google s’engage pour la revolution des énergies propres

novembre 27, 2007

Le géant de l’internet s’engage à son tour dans la quête verte. Je le mentionne ici parce-que toute initiative de cette envergure de la part de Google a forcément des répercutions importantes.

La société a en effet annoncé un investissement représentant plusieurs centaines de millions de dollars dans des projets autour des énergies renouvelables, ainsi que dans le lancement de nouvelles initiatives pour travailler elle-même sur ce problème. Google va ainsi se focaliser sur le solaire thermique, l’éolien, la géothermie, le photovoltaique ainsi que d’autres technologies innovantes à potentiel.

Google se lance 5 objectifs majeurs sous le nom de code “RE<C” (Renewable Energy < Coal):

Au delà de l’exercice de communication, cette démarche de Google est empreinte de sincérité et de convictions fortes. Si cela permet à Google de faire du business, c’est encore mieux. Et pourquoi pas un Google champion d’une nouvelle industrie du Green Power: cela représente un gisement de revenus potentiellement faramineux.

Au passage, on peut espérer des retombées positives sur le prix de revient de ces énergies renouvelables dans nos maisons. A suivre…


Sous-traitance certification: aspect peu connu de “l’eco-système” des subventions

novembre 24, 2007

En discutant avec un ami artisan, je découvre par hasard qu’il est possible de faire installer un système utilisant les énergies renouvelables par un artisan électricien/plombier/chauffagiste “standard” et que ce dernier sous-traite la certification qui va bien auprès d’un confrère agréé.

Je suis un peu surpris car il me semble que toute subvention soit subordonnée à l’acceptation préalable du dossier auprès des commissions compétentes. Autrement dit, avant d’installer votre système à énergie renouvelable, il faut déposer le dossier et attendre le feu vert de la commission. Ici l’artisan certifié apporte sa compétence pour garantir l’acceptation du dossier. Dans le cas où vous utiliseriez les services d’un artisan non certifié, cela paraît difficile à envisager.

Pourquoi envisager ce cas de figure ? pour baisser le coût de l’installation bien-sûr. En effet, le tarif des prestations pourrait-être beaucoup moins élevé que celui pratiqué par l’installateur certifié qui, je le répète, se fait rare (certes de moins en moins) et donc cher.

Attention quand même: certains systèmes utilisant les énergies renouveblables ne s’improvisent pas (chauffe-eau solaire, géothermie - cf posts précédents). Parfois, il vaut mieux payer un peu plus cher l’installation et ne pas avoir de problèmes ensuite. Par ailleurs, certains constructeurs peuvent adosser leur garantie matérielle à la pose par des professionnels certifiés.

Cela reste quand même une information intéressante (je trouve !) car, après tout, certains installateurs certifiés font aussi appel à de la sous-traitance (couvreurs par exemple).


Green business: Les investisseurs se ruent sur les éco-technologiques

novembre 19, 2007

C’est aujourd’hui une évidence, le Green Business est LA vague sur laquelle il faut savoir surfer en ce moment.

Entrepreneurs de tous poils, si vous avez une bonne idée, c’est le moment de vous lancer car les investisseurs sont à l’affut de toute opportunité. Ces derniers parient en effet sur un phénomène de grande ampleur, similaire à une révolution industrielle.

Pour preuve, ces quelques articles:


Transat Virtuelle Jacques Vabre: 661 !

novembre 16, 2007

La course est (déjà) finie !

Mon bateau GREEN POWER termine à une place honorable: 661eme sur plus de 22000 participants.

Un petit arrière goût d’amerthume car j’ai dû m’absenter pendant trois jours en Asie, laissant dériver mon bateau sans contrôle.

Vivement la prochaine course ;-)


Pompe à chaleur air-air: la poule aux oeufs d’or

novembre 12, 2007

Vous vous demandiez où étaient passés ces vendeurs de cuisines ou de fenêtres PVC, commerciaux aux dents longues et aux techniques de vente d’une rare agressivité ?

Je vous le donne dans le mille: ils vendent des pompes à chaleur air-air (ou air-eau dans une moindre mesure) !

Pourquoi ?

Parce-que c’est facile à vendre car elles ne nécessitent pas de permis de construire, elles offrent d’excellentes marges notamment grâce aux subventions qui conduisent les gens à ne pas trop négocier le prix du matériel, et le filon est immense puisqu’il s’agit d’équiper la France entière !

Un seul crédo: avec l’augmentation du prix du pétrole, vous n’aurez bientôt plus les moyens de payer votre chauffage !

Ainsi, sous prétexte de répondre à une demande de devis pour un chauffe-eau solaire, on essaye de me refourguer une PAC air-air ou air-eau.

Je suis un peu caustique mais je n’aime pas beaucoup ce nouveau business. En outre, je n’aime pas beaucoup ce systeme:

  • c’est bruyant à l’extérieur (ventilateurs) et à l’intérieur (air pulsé pour une PAC air-air).
  • ça ne marche pas lors des periodes froides - il faut un chauffage d’appoint.
  • son efficicacité est moindre par rapport à la PAC à eau glycolée. Les vendeurs et fabricants ont tendance à enjoliver leur rendement. Au final, la facture d’électricité peut être salée…

Toutefois, sa mise en oeuvre est rapide et relativement simple. Son rapport qualité/prix peut s’avérer attractif, pourvu que vous ne soyez pas victime d’un filou ;-)

De plus, comme beaucoup de monde se lance dans ce business, on peut espérer une baisse des prix à moyen terme.

Il ne me reste plus à espérer que mes voisins ne se laissent pas séduire… sinon, adieu la tranquilité !


Bouygues Immobilier: lancement du 1er “Green Office” à énergie positive

novembre 11, 2007

Pour complèter mon post précédent sur cette même société, Bouygues Immobilier, je suis agréablement surpris de constater aussi son engagement écologique dans la construction des bâtiments à usage de bureaux:

http://www.bouygues-immobilier.com/jahia/Jahia/aboutus/espace_de_presse/pid/2407

Logo Bouygues Immobilier

Bouygues Immobilier, qui a remporté le grand prix Eco building performance 2007 pour la réalisation de la tour Mozart à Issy-les-Moulineaux, inaugure une nouvelle génération d’immeubles tertiaires durables avec le lancement du projet Green Office à Meudon.

Le parti pris architectural et énergétique retenu pour ce bâtiment allié à un comportement plus attentif des utilisateurs dans l’entreprise, permettra de minimiser la consommation énergétique de l’immeuble et de produire plus d’énergie qu’il n’en consomme pour son fonctionnement.

Premier immeuble de grande ampleur à énergie positive, Green Office a été conçu par le cabinet d’architectes 2M. Cet immeuble de 23 300 m² abritera 400 collaborateurs de Bouygues Immobilier sur la moitié de sa surface. Le permis de construire a été obtenu en août 2007, pour un démarrage des travaux en 2008.

 

Bilan énergétique : un bâtiment qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme

S’appuyant exclusivement sur des énergies renouvelables, cet immeuble produira 64 Kwh/m²/an pour une consommation de 61 Kwh/m²/an, tous usages confondus. Green Office permet de diminuer de 60 % la consommation énergétique par rapport à celle d’un immeuble standard RT2005 et de 30 % par rapport aux immeubles les plus performants existant sur le marché aujourd’hui.

Autrement dit, cette réalisation constitue une véritable vitrine pour cette société et ses employés. Reste à savoir si ce type d’architecture peut se déployer à plus grande échelle avec une réelle rentabilité pour le constructeur.


Bouygues Immobilier: engagement sur le label H&E

novembre 11, 2007

Logo Bouygues ImmobilierSigne des temps, un des plus gros promoteurs en France, le constructeur Bouygues Immobilier, s’engage dans la labelisation Habitation et Environnement de toutes ses constructions nouvelles.

http://www.bouygues-immobilier.com/jahia/Jahia/logement/respectenvironnement

Il est clair que le respect de l’environnement est une valeur montante du marché immobilier, où le label peut être un nouveau critère pour monter la valeur subjective d’un bien et donc son prix.

Cette démarche permet aussi à Bouygues Immobilier de réaliser une joli coup marketing et de se différencier par rapport à ses concurrents tels que Nexity ou encore Kauffman&Broad.

Comme indiqué sur le site de Bouygues Immobilier,

La certification Habitat & Environnement (H&E) est délivrée par CERQUAL, filiale de l’Association QUALITEL. C’est une certification complète qui repose sur 7 exigences environnementales : de la performance environnementale du bâtiment à la formation des occupants aux comportements éco-citoyens, en passant par la réduction des nuisances sur le chantier.
Pour obtenir cette certification, au moins 6 critères sur 7 doivent être satisfaits, dont 3 de manière systématique (management environnemental de l’opération, économie d’énergie et réduction de l’effet de serre, gestes verts).

Le label H&E a le mérite d’exister mais il me donne l’impression de procéder par petites touches sans vraiment se montrer ambitieux. A ce petit jeu, le coup de tampon “bon pour l’environnement” ne coûte pas très cher et permet à une société de valoriser son image à moindre frais…

Concrètement, on aimerait connaitre un engagement de performance energétique des logements construits par Bouygues Immobilier vis à vis de critères concrets comme les 50kWhEP/m2.an par exemple. D’autres critères peuvent s’ajouter tels que l’énergie grise globale employée par m2 construit, etc.

J’ai quand même envie d’encourager la démarche pour favoriser la généralisation de bonnes pratiques dans ce secteur de marché. Il faut maintenant pousser ces normes dans leurs retranchements pour qu’elles constituent de réelles avancées.

Je crois beaucoup dans le rôle moteur de ces gros acteurs majeurs du marché immobilier pour faire évoluer les choses en profondeur (procédés, matériaux, formation, main d’oeuvre, etc), jusqu’à chez les petits artisans constructeurs.

Comme déjà évoqué, la labelisation est une jungle inextriquable. A quand une harmonisation européenne ?


VMC: problèmes d’encrassement par la pollution

novembre 10, 2007

La Ventilation Mécanique Centralisée constitue un élément incontournable de la maison à haute performance énergétique (passive, etc.), comme déjà évoqué sur ce Blog.

Or le retour d’expérience, dans ma famille notamment, me conduit à publier ce post aujourd’hui.

En effet, pour les utilisations en ville, il ne faut pas négliger la pollution car elle se manifeste directement à travers la VMC, et ce, malgré l’usage de filtres, sous la forme de traces noires autour des bouches d’aération.

Ainsi, mon oncle (par alliance) a finalement décidé de débrancher cette VMC afin d’arrêter les dégradations des peintures intérieures à la maison.

Même si les systèmes de VMC ont probablement progressé depuis dix ans, il faut tout de même anticiper la pollution comme contrainte en ville. Les mesures préventives consistent en:

  • un changement plus fréquent des filtres
  • un choix de bouches d’aérations plutôt larges pour réduire le débit d’air
  • à éviter la couleur blanche pour les bouches d’aération (alu, noir, etc)
  • à choisir des emplacements discrets pour ces bouches d’aération, c-a-d à l’écart du regard

Toutes ces mesures doivent permettre de maîtriser cet inconvénient de pollution afin de mettre en place quand même une VMC qui, je le rappelle, est fondamentale dans une maison à haute performance énergétique. Autrement dit, je déconseille fortement de vous en passer, malgré cet inconvénient qui pourrait servir de prétexte…


Jacques Vabre: en route pour la Transat Virtuelle !

novembre 4, 2007

Après la Route du Rhum l’année dernière, Virtual Regatta nous attend cette année sur la transat Jacques Vabre.

Le principe consiste à superposer la régate réelle avec une régate virtuelle où figurent à la fois les concurrents en course + les inscrits sur internet. Vous pouvez ainsi définir votre bateau (taille, voilure) et règler en temps réel votre cap et vos voiles en fonctions des conditions de vents.

En somme, c’est une bonne façon de se frotter aux caprices du vent ;-)

J’ai à coeur de mieux figurer que l’année dernière où j’avais fini dans les profondeurs du classement après avoir tutoyé l’exploit. En cause: une mission à l’étranger de plusieurs jours + une panne internet à la maison qui m’ont éloigné des commandes de mon bateau pendant plusieurs jours…

Je vous donne donc rendez-vous sur:
http://www.orange.fr/bin/frame.cgi?u=http%3A//transatvirtuelle.sports.orange.fr/

vous pouvez suivre ma progression, ou en découdre avec moi, en cherchant le nom de mon bateau: GREEN POWER ;-)

A signaler: cette année, la Transat Jacques Vabre met le cap sur le “développement durable”:

1 - Mieux pour l’environnement

2 - Plus pour Bahia avec la ” Mission Bahia “

3 - Sensibiliser au Développement Durable sur le village de départ


Subventions: un cercle vicieux

novembre 4, 2007

Les subventions correspondent à une série de mesures incitatives mises en oeuvre par une administration ou collectivité afin d’accéler et d’amplifier l’utilisation de produits en début de cycle industriel dont le prix est encore trop élevé pour le grand public.

Dans le domaine des énergies renouvelables, ces subventions sont octroyées par de multiples organisations (état, mairie, département, région) sous de multiples formes (primes, crédit d’impôt, prêt à taux zéro, récupération TVA, TVA réduite, etc)

Résultat, aujourd’hui les devis présentent systèmatiquement une structure tarifaire incluant les subventions. Ces subventions sont généralement assujeties à l’acceptation d’un dossier, à l’installation par un professionnel agréé et à l’emploi de matériel répondant à certaines normes précises.

Dans ce contexte, les prix se retrouvent très souvent gonflés car:

  • l’installateur étant incontournable dans le mécanisme de subventionnement, le prix de revente du matériel subit une augmentation correspondant à une marge supplémentaire prise par l’intermédiaire de l’installateur. Cette “surmarge” tient généralement compte du niveau de subventionnement…
  • l’installateur étant incontournable dans le mécanisme de subventionnement, les grandes surfaces ne peuvent pas écouler du matériel seul. L’effet vente en volume ne peut pas fonctionner ici.
  • Le matériel devant répondre à certaines normes, leur certification a pour effet de limiter le nombre de produits et de constructeurs autorisés sur le marché Français (bien que les normes aient le mérite d’apporter une structuration nécessaire).

Ainsi, au lieu de favoriser temporairement des produits en devenir, les subventions profitent à un “éco-système” qui adapte ses tarifs en fonction de la manne disponible des subventions. Cette situation peut ainsi durer longtemps puisque l’éco-système y puise ses plus grands bénéfices.

De plus, le tarif de rachat de l’électricité correspond là aussi à une forme de subventionnement puisqu’il est bien supérieur au tarif de vente par EDF.

On peut disserter sur le niveau de prix pratiqué par EDF car je ne suis pas certain que ses tarifs tiennent compte de tous les coûts liés au cycle de vie de l’énergie utilisée - et je pense ici au nucléaire, notamment ceux liés au retraitement des déchets radioactifs ou encore au démantèlement des centrales. De même, tous les coûts liés à la recherche et développement sont imputés sur des organismes externes à EDF tels que le CEA (Commissariat à Energie Atomique).

D’un autre côté, du point de vue d’EDF, il ne finance pas non plus la R&D des panneaux solaires, ni leur installation ou leur recyclage.

Cela dit, si les gens s’équipaient massivement en panneaux solaires, EDF serait confronté à une aberration économique puisqu’il acheterait une énergie plus chère qu’il ne pourrait la revendre. Cette surprime reste donc acceptable tant que le phénomène reste marginal.

Il me semble qu’une approche plus viable à long terme consisterait à ne racheter que le surplus de production par rapport à sa consommation. La revente totale serait alors impossible. Le prix de rachat minimum serait alors indexé sur le coup de production moyen + une marge suffisante permettant un amortissement sur une durée raisonnable. Avec ce mode de fonctionnement, les non producteurs payeraient un premium correspondant au prix de rachat de l’électricité + les frais de maintenance du réseau EDF + la marge commerciale d’EDF. Ce type de fonctionnement demande une transparence parfaite des comptes d’EDF avec une ventilation des ses coûts structurels (distribution, production énergie, rachat, recyclage, entretien, etc.).