Toiture végétale: vu à la TV

septembre 30, 2007


Toiture végétalisée: cerise sur le gâteau

septembre 30, 2007

toit végétalLa toiture végétalisée est un concept encore extrêment marginal en France.

Ainsi, on se demande pour quelle raison saugrenue devrions-nous “planter” de la pelouse sur son toit. Mais à y regarder de près, on découvre quelques avantages non-négligeables tels que:

  • rafraichissement de la toiture: la face intérieure (racines) ne dépasse pas 20°C par temps chaud. Par conséquent, on réduit le besoin en climatisation (jusqu’à -10%).
  • absorbtion d’eau: le végétal absorbe une partie de l’eau de pluie. Certaines villes allemandes l’on subventionné pour éviter d’augmenter la taille des égouts.
  • absorbtion du CO2, assainissement de l’air: propriété appréciable en ville.
  • allongement de la durée de vie de la toiture: la couche végétale évite les chocs thermiques sur une toiture (pluie froide sur toit chaud par exemple).
  • réduction des nuisances sonores: le tapis végétal absorbe le bruit ambient.

Toutefois, il y a quelques inconvénients:

  • entretien périodique: il faut avoir un accès au toit pour entretenir (tondre, arroser) le végétal. Cela n’est pas si courant. Toutefois, je rappelle que ce type d’exigence rejoint celle concernant les panneaux solaire photovoltaïques (cf post précédent). D’autre part, certaines techniques permettent de limiter fortement le besoin en entretien, comme la végétalisation extensive.
  • Coût important: peu de sociétés proposent ce type de toiture. Le prix de revient est donc forcément important, surtout en prenant en compte des coûts additionnels tels que l’étanchéité ou le traitement anti-racine spécifiques à cette technique. D’après mes renseignements, cela environ 10 fois plus cher qu’une toiture classique.
    Par ailleurs, il semble que la France ne subventionne pas ce type de construction.
  • la végétalisation n’est possible que sur des toits à faible pente.
  • surchage de poids: le végétal + son terreau/substrat représentent un poids additionnel non négligeable. La toiture doit être dimensionnée en conséquence (surcout ?). Généralement, il est préférable de prévoir ce type de toiture dès la conception de la maison.

Bref, comme souvent, ce type de choix n’est pas forcément évident ou compatible avec vos contraintes. Le retour sur investissement semble (trop ?) long.

En tous cas, cela reste une option à garder en tête dans le cadre d’une démarche globale sur l’emploi d’energies vertes pour sa maison.


Maison à ossature bois: oui, mais…

septembre 30, 2007

chaletLa filière bois se développe sous l’impulsion de nos pays voisins (Autriche, Allemagne, Scandinavie) et elle offre aujourd’hui une alternative crédible à la construction maçonnée.

Parmi les avantages différenciants:

  • une maison à ossature bois peut être préfabriquée, et assemblée en usine avant d’être remontée sur votre terrain. Le gain de temps est énorme.
  • La qualité de la prestation est aussi au rendez-vous car les défauts sont vus en usine et la fabrication bénéficie d’outillages performants.
  • La construction en usine offre aussi une meilleure prédictabilité du résultat fini.
  • Autre avantage, l’ossature bois offre une structure à la fois rigide sur l’ensemble du bâti solidarisé, et une certaine tolérance de souplesse vis à vis de mouvements de terrain. En zone sismique, la maison à ossature bois présente ainsi les meilleures garanties de sécurité.
  • Enfin, l’ossature bois fait partie des matériaux les moins énergivores pour la construction. Son bilan écologique est très bon, et ce, malgré les nombreux traitements nécessaires à l’amélioration de ses performance.

Parmi les inconvénients, je citerai:

  • faible résistance au temps dans des zones humides: le bois a tendance à pourrir sous l’influence de l’humidité. Bien entendu, les constructeurs contredisent ce point en appliquant des traitements. Cela apporte certainement un effet positif en ralonger la durée de vie du bois. La question est: réellement de combien ?
    Paralellement, on peut se poser la question de la durée de vie acceptable pour une maison: 50 ans ? 100 ans ? 500 ans ? (je prépare un post sur ce sujet)
  • moindre solidité: si l’on réfère à la fable des 3 petits cochons, seule la maison maçonnée résiste au souffle du loup ;-) ça fait sourire mais dans l’imaginaire des gens, c’est bien ancré. Dans ma région par exemple, le bois était utilisé pour de petites maisons d’ouvriers qui ont progressivement laissé la place à des maisons maçonnées. Les rares maisons restantes en bois sont en très mauvais état…
  • difficulté de revente: dans des régions où le bois n’est pas ou peu utilisé, sa maison à ossature bois devient un produit exotique, hors norme.
  • faible inertie thermique: j’ai lu dans un site constructeur de maison à ossature bois que la faible inertie thermique était un avantage car elle permet de réchauffer la maison plus vite… je rétorquerai que elle se refroidit aussi très vite… en tous cas, cet inconvénient peut être compensé par une isolation appropriée, ainsi que l’ajout de parois à forte inertie thermique (brique, etc - voir mes differents posts sur ce sujet). Au passage, cela demande alors de la maçonnerie… à moins que d’autres solutions soient possibles ?
    En montagne, les chalets semblent très efficaces contre le froid: une épaisse couche de neige contribue efficacement à l’isolation en emprisonnant de l’air immobile…
  • Inflammable: la mémoire collective porte encore la trace de quelques grands incendies tragiques (Londres - septembre 1666 ou Moscou - septembre 1812, etc). Malgré les traitements, le bois reste un bon combustible…
  • Termites: ces insectes représente un véritable fléau dans certaines régions, dont Paris intra-muros où les vieilles constructions en bois sont souvent atteintes. Là aussi, les constructeurs bois appliquent des traitements mais la nature a le don de s’adapter et je ne serais pas surpris d’apprendre immuno-résistance de ces insectes un jour ou l’autre.

Bref, je reste un peu perplexe fasse à l’ossature bois dans ma région. En revanche elle me paraît tout indiquée dans des régions sismiques ou celles où le marché des maisons en bois est abondant.

Dernier point: le prix. Ici, je ne vois pas de problème particulier car cela ne me semble pas plus onéreux ou plus avantageux qu’une autre technique grâce à une filière bois dynamique qui a su se mobiliser pour ce marché en optimisant ses coûts de production.


L’énergie renouvelable: ça envoie du gros

septembre 28, 2007


Maison Passive: le “hype” du moment

septembre 28, 2007

Après les maisons écologiques, bio, ou encore HQE (Haute Qualité Environnementale), on voit maintenant apparaître le terme de maison passive.

La maison passive est un concept né en Allemagne visant à atteindre une autonomie quasi complète vis-à-vis du chauffage et de la climatisation grâce à l’emploi judicieux de l’isolation, de l’exposition au soleil, la qualité des ouvertures, l’aération, etc.

Ce concept a été normalisé par le PassivHaus Institut dont l’objectif est de délivrer une certification de très basse consommation énergétique (maximum 15 kWh/m2/an à comparer aux 50kWh/m2/an visé par la RT ou encore aux 300kWh/m2/an d’une maison moyenne du parc immobilier Français).

A mon sens, la maison passive a le mérite de “placer la barre” au bon niveau d’exigence de performance énergétique. De même, j’aime bien la terminologie employée (maison passive) car elle place la performance énergétique (isolation, récupation de chaleur, ponts thermiques, aération, etc.) au centre du débat plutôt que l’efficicaté de tel ou tel système de chauffage ou de climatisation.

Toutefois, la démarche de certification me paraît un peu fastidieuse en elle même, sans parler de son coût et des démarches qu’il faut entreprendre auprès du PassivHaus Institut. De plus, le retour sur investissement de cette certification ne me semble pas évident non plus car je pense qu’il sera difficile de revendre sa maison plus chère grâce à cela (cf les autres labels type qualibat ou Promotelec).

Ainsi, il me paraît essentiel d’appliquer les bons principes de construction avec l’objectif d’atteindre la meilleure efficacité énergétique. Le reste me semble relever du “hype” comme on dit chez nous ;-)


Etes-vous prêts à louer votre toit ?

septembre 25, 2007

C’est une idée qui peut interpeller au premier abord. Mais dans la continuité de posts précédents visant à explorer de nouvelles approches commerciales, je voudrais lancer cette nouvelle alternative.

En effet, on peut avoir la fibre écologique, être propriétaire d’un bien, et ne pas vouloir (ou pouvoir) dépenser un sou dans ce type d’initiative, surtout quand ce sou atteint plusieurs milliers d’euros…

Personnellement, ça me parait être un concept valide, où une société extérieure tirerait les fruits de l’energie produite en contre-partie d’un loyer versé au propriétaire.

Ce type d’offre pourrait même être modulé à loisir:

  • reversement d’un loyer simple,
  • ou énergie payée à un prix attractif sans loyer,
  • ou énergie à prix un peu plus cher avec loyer,
  • etc.

Qu’en pensez-vous ?


Un collège sans chauffage ni climatisation

septembre 24, 2007

C’est passé à la télé et je trouve cela exemplaire:


Une loi pour imposer les lampes basse-consommation

septembre 23, 2007

J’ai entendu parler de cette idée quelque part mais je ne me souviens pas de la source.

En tous cas, j’aime bien cette idée, simple et efficace, où les lampes gourmandes en énergies seraient interdites (filament, halogène, spots).

Chez moi, j’ai déjà pris ce parti et je m’en félicite tous les jours: la luminosité est supérieure, les modèles de lampes sont de plus en plus variés et permettent une adaptation facile aux lustres et appliques murales.

Dernière découverte en date: les spots basse consommation qui utilisent soit des LED (le problème, c’est qu’il n’en existe pas en lumière blanche), soit un gaz néon enroulé dans un tube (voir exemple Leroy-Merlin ci-dessous - je vous jure: je ne marche pas pour eux ;-) ).

Spots basse conso Leroy-Merlin

Bref, aujourd’hui il est possible de passer à l’acte.

Une législation pourrait donner un coup de pouce indéniable pour faire baisser les prix.


Photovoltaïque micromorphe: nouvelle génération de cellules solaires

septembre 22, 2007

Le constructeur photovoltaïque allemand Ersol souhaite se lancer dans la production de modules photovoltaïques (PV) micromorphes. Son directeur Claus Beneking a déclaré: “Etant donnée la maturité du marché, nous avons décidé de différer la production des modules photovoltaïques au silicium amorphe et de déjà préparer intensivement le lancement de la technologie micromorphe pour 2008 grâce à un programme ambitieux de développement.”

Ersol ferait ainsi partie des toutes premières entreprises en Europe à proposer cette nouvelle variante technologique de cellules PV à couches minces. La technique consiste à combiner cellules amorphes et cellules microcristallines pour former un ensemble micromorphe.

Elle permettrait de diminuer fortement la dépendance au silicium, de capter un spectre de lumière plus large et d’améliorer le rendement. Grâce aux nouvelles cellules, dites “tandem”, l’entreprise espère ainsi réaliser une augmentation du rendement de 50% par rapport à la technologie au silicium amorphe.

Source: BE Allemagne numéro 352 (12/09/2007) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT


Dimensionnement chauffage ou climatisation

septembre 22, 2007

Le dimensionnement d’un chauffage ou d’une climatisation a pour même point de départ le niveau d’isolation de votre logement.

Suivant les critères officiels issus du diagnostic de performance énergétique, un barême officiel quantifie la performance de votre habitation comme suit, exprimée en kWh par m2 par an.

Diagnostique Performance Energetique

Un logement moyen consomme entre 151 et 230, un logement économe sera en dessous de 50, tandis que l’objectif visé par le PassivHaus Institut se situe en dessous de 15 !

Donc imaginons une performance moyenne de votre logement, disons 120, et considérant un besoin pour chauffage, climatisation, eau chaude équivalentà 80% de votre consommation énergétique, et une surface habitable de 100m2, on obtient alors une puissance annuelle utile nécessaire de 120*80%*100 = 9600 kwh

Dès lors, on peut affiner son dimensionnant en estimant son besoin par mois, ou encore mieux, son pic de consommation: une hypothèse simple consiste à considèrer la consommation d’energie annuelle répartie sur 3 mois, soit 9600/3 = 3200 kwh, c’est à dire un besoin en puissance utile de 4,5 kw.

Cette puissance utile doit alors être fournie par votre chaudière/climatisation (on peut ici encore affiner les hypothèse de répartition entre chauffage et climatisation), en fonction de rendement (COP - Coefficient de Performance).

A partir de cette donnée, on peut aussi extraire le dimensionnement des capteurs géothermiques, etc.

Définition de COefficient de Performance (COP) :

Le COP, COefficient de Performance représente le rapport entre l’énergie utile (chaleur restituée pour le chauffage) et l’énergie consommée (facturée) pour faire fonctionner la pompe à chaleur. Il
est mesuré en laboratoire selon des normes européennes.
Exemple : un appareil qui consomme 100 Watts d’électricité pour produire 100 Watts de chaleur ou de froid à un COP de 1. Un appareil qui a un COP de 3,5 va produire 3,5 fois plus d’énergie qu’il n’en consomme. Donc plus le COP est élevé, plus la machine est performante et plus le facture d’électricité est diminuée.

Enfin, il est aussi possible d’utiliser des outils de calcul de dimensionnement en ligne. Par exemple, la société Chappee a été primée par son outil de simulation.